LE ADMINISTRATION APOSTOLIQUE:

QUO VADIS?


in Russian in English

 


Pour la plupart des personnes familières à l'Eglise Catholique, il est difficile de s'imaginer que les Catholiques en Russie, aussi bien que les Orthodoxes, ignorent ou sont ambigus à propos de la manière dont le Catholicisme est organisé dans la fédération de Russie. Peut-il être possible que la plupart des Catholiques, y compris le Clergé ne comprennent point la réelle nature des structures catholiques et de elles sont constituées.

En 1991, le Vatican a établi des administrations apostoliques, chacune étant dirigée par un administrateur apostolique. Ainsi, de manière érronée, plusieurs Catholiques se refèrent à ces administrations comme à des diocèses et aux administrateurs comme à des évêques. Indéniablement; cette tendence peut être attribuée aux faiblesses dans l'education du clergé catholique qui, pendant et après leurs années d'études théologiques n'ont jamais été informés sur la nature réelle de l'administration apostolique.

Les administrations apostoliques sont en relativement nouvelles dans le monde Catholique. Elles sont une création du code de 1983 de la loi canonique de l'Eglise Latine. Ce concept du 1993 fut un développement du terme 'administrateur apostolique' comme cela fut présenté par la codification de 1917 de la droit écclésiastique catholique par le Pape Bénédicte XV. Jusqu'en 1983, un administrateur apostolique était considéré comme celui-là qui dirige le diocèse au nom du Pape. Dans le cas où l'évêque diocésain local était dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions pendant une longue période de temps, et les devoirs exigés surpassaient les possibilités de du Vicaire Général (l'adjoint de l'évêque), le Pape, comme suprême pasteur peut nommer un administrateur apostolique qui pourrait gouverner le diocèse, non comme un évêque, mais comme un représentant du Pape. Malgré le fait que le code de 1983 ne parle point d'administrateurs apostoliques de cette manière-là, l'Eglise Catholique continua d'expérimenter de telles nomminations comme cela fut prévu dans le précédent code de la loi canonique. Ainsi, en 1991, le code de la Droit canonique pour les Eglises Orientales (Cf.CCEO, 234) contient la notion d'administrateur apostolique de plus ou moins la même manière dont le prévoyait le code de 1917.

En 1983, l'Eglise Catholique développa l'idée d'Administrateur Apostolique un pas en avant en permettant la création de ce qui devait être appelé 'administrations apostoliques' par le Pape comme Patriarche de l'Ouest, c'est-à dire de l'Eglise Latine. Ainsi donc, l'Eglise Catholique trouve la nécessité de l'existence d'une sorte de structure écclésiastique dans des zones où se trouvent des communautés Catholiques et où il existe des raisons pour le non-établissement des diocèses. De telles raisons peuvent être liées à l'instabilité politique, ou à un manque de structures internes et écuméniques.

Jusqu'en 1991, les quelques administrations qui devaient exister devraient initialement être fondées en Afrique,en Allemagne de l'Est et en Asie, les administraeurs étant plus nombreux que les Prêtres. En 1991, trois administrations furent établies en l'Union Soviétique par le Pape pour l'encadrement pastoral des cathoiques de rite Latin. Les administrateurs qui gouvernaient au nom du Pape, sont tous des évêques titulaires, ce qui signifie qu"ils ne possèdent pas de propre diocèse. Ainsi, il serait faux de les considérer comme des évêques de l'Eglise locale ou des diocèses Catholiques en Russie ou comme une hiérarchie parallèle à l'Episcopat Orthodoxe. Téologiquement parlant, c'est le Pape qui est réellement l'Episcope de tous les Catholiques de toutes les diverses administrations apostoliques. Les administrateurs sont ses vicaires.

Comme l'idée d'administration apostolique est si développée qu'elle est capable d'évoquer différentes manières et sous différentes manières. Dans le contexte Russe, ces nombreuses administrations se comportent comme des pierres d'achoppement à l'établissement des structures diocésaines à travers tout le pays. Bien-sûr,une telle pensée résulte partiellement de la non-cohérence générale qui exite entre ces administratons apostoliques avec diocèses et des administrateurs avec évêques. Sans aucun doute, si les structures catholiques se développaient de cette manière, l'Eglise Orthodoxe aurait des raisons de protester contre l'établissement d'une hiérarchie parallèle. Une sérieuse crise dans les relations Catholico-Orthodoxes serait très prévisible.

En même temps, la nature même des administrateurs et des administrations apostoliques peut être considérée de manière différente (document pro-Russe). Leur futur développement pourrait prendre la direction qui favorise une pleine Communion et une entente Chrétienne avec le monde Orthodoxe. Cet idéal doit être modelé sur l'unicité de l'Eglise. Ainsi, les administrations apostoliques ne doivent pas être promues comme étant en compétition avec l'Eglise Orthodoxe, mais comme une coopération avec le Patriarcat de Moscou dans le cadre de l'encadrement sacremental et pastoral des Chrétiens de rite Latin en Russie. Une telle coopération peut être menée à travers une intégration de ces Administrations dans divers diocèses Orthodoxes sous la hiérarchie locale. Par conséquent, l'unité de l'Eglise Chrétienne locale peut être promue par et encouragée par l'Eglise Catholique. Dans ce sens, l'évêque local peut être le Pasteur épiscopal de les fidèles orthodoxe et de ceux de tradition latin qui habitant en son diocèse. Ainsi, la responsabilité des besoins pastoraux des communautés internes et externes seraient placée sous la paternité de l'évêque local.

Il serait simultanément nécessaire que les affaires internes, unique à la tradition latine et au rite romain, administration de sacrements et application de la Droit Canonique, soient sous la responsabilité d'un pasteur apostolique, qui agit au nom du Pape, Patriarche de l'Eglise Latine recherchera à sauvegarder ces aspects de la vie écclésiastique propres à la tradition latine.

L'administrateur apostolique dans ce cas devrait être un évêque titulaire qui à son tour pourrait aussi bien administrer les sacrements de confirmation et d'ordination que la consécration des Eglises. En second lieu, il exite une possibilité plus écuménique qui consiste en l'application du modèle de Lefèvre (modèle celto-monastique) selon lequel un prêtre gouverne et est assité par des aides-évêques responsables seulement de l'administration des sacrements et des vestiges propres à l'Episcopat Latin. En toute autre chose, ces évêques pouront être soumis à l'administrateur apostolique.

Du point de vue catholique, la proposition d'une telle direction aux administrations apostoliques en Russie doit être un développement logique de des principes écuméniques et de la théologie de l'Eglise qui résulte du Vatican II. Un échec de l'installation d'une similaire direction peut être considéré comme pre-Vatican ou anti-écuménique. Au niveau pratique, l'introduction d'un concept pro-écuménique et par conséquent, même la conception philo-Orthodoxe des administrations apostloliques pourrait être une étape majeure dans vers la résoltution de beaucoup d'autres problèmes. Cela pourrait même signifier que les petites communautés catholiques dispersées pourraient plus facilement être encadrées et mieux entretenues. Sur un autre plan, cela pourrrait aider à surmonter les diverses incompréhensions du pouvoir et de la juridiction écclésiastiques, et en particulier de la juridiction papale.

De cette manière, les administrations apostoliques pouront être le signe et l'instument d'unité de l'Eglise et ne conduiraient pas à une éventuelle division interne et un dommage pour le Corps Mystique du Christ.