Le diaconat permanent

Diocèse d'Alexandria-Cornwall

Août 2004


Un papier blanc

Lors du Concile du Vatican II, 1962 à 1965, les évêques du monde exprimèrent leur désir de voir réinstaurer le diaconat permanent, surtout en vue des diocèses missionnaires qui avaient besoin de ministres ordonnés qui pourraient compléter le travail des prêtres dans les communautés et paroisses éloignées. C'est ironique que dans les années suivant le Concile la figure du catéchiste laïc prit une très grande importance dans ces diocèses du tiers monde, alors que l'idée du diaconat permanent a vraiment fait boule-de-neige en Europe et en Amérique du Nord. De tous les pays du monde, se sont les États-Unis qui ont le plus grand nombre de diacres permanents. Ici, au Canada, certains diocèses embrassèrent cette figure de ministère avec beaucoup d'enthousiasme, par exemple Toronto et Sault-Ste-Marie, alors que d'autres diocèses n'ont toujours pas ordonné un seul diacre permanent.

D'un pays à l'autre, d'un diocèse à l'autre, le diaconat permanent a pris des allures différentes. En certains lieux, le diacre permanent est devenu un remplaçant pour le prêtre, coordonnant et dirigeant la vie des paroisses. En d'autres lieux, on leur a assigné diverses aumôneries institutionnelles. Ailleurs, ils ont assumé un ministère purement liturgique. Ailleurs encore, on leur a confié la coordination d'organisations charitables. Enfin, il y a des diacres permanents qui exercent leur ministère en indépendance totale vis-à-vis les structures ecclésiastes traditionnelles.

Dans le diocèse d'Alexandria-Cornwall, la présence des diacres permanents a été de façon globale une bénédiction. Mais notre avenir s'annonce très différent de notre passé. Notre société est plus sécularisée, pluraliste, parfois hostile à l'Évangile. Notre Église diocésaine compte moins de prêtres et de paroissiens pratiquants, plusieurs paroisses sont jumelées alors que d'autres n'existent plus, de nouvelles structures de leadership sont en évolution. Cette nouvelle réalité nous invite à faire le point et à nous donner une claire vision du diaconat permanent pour l'avenir. Ce court essai cherche à favoriser la réflexion, l'échange et le discernement qui nous permettront de clarifier cette vision

Histoire diocésaine

Quoique le Synode diocésain de 1972 n'ait pas directement recommandé l'ordination de diacres permanents dans le diocèse, les recommandations 83 et 84 concernant l'ordination d'hommes mariés et le besoin de la collaboration des laïcs afin de libérer les prêtres de leurs tâches administratives ont été solidement appuyées. La recommandation principale du Synode de 1972 concernait l'organisation d'un centre diocésain polyvalent qui pourrait éventuellement coordonner les divers services à un niveau diocésain.

Peu après la fin du synode, le père Rudy Villeneuve, en tant que vicaire général du diocèse, approcha M. Gordon Bryan pour voir s'il ne serait pas intéressé à devenir directeur de ce nouveau centre diocésain. Comme un programme de formation diocésaine au diaconat permanent se mettait en branle à Toronto, on y a vu l'occasion d'offrir à M. Bryan d'y participer. Celui-ci accepta également d'étudier la possibilité de devenir diacre permanent. En écrivant à l'archevêque de Toronto, Mgr Adolphe Proulx apprit que le programme était déjà complet. Heureusement, l'Université Saint-Paul d'Ottawa commençait en même temps un programme semblable, auquel M. Bryan s'inscriva. C'est ainsi que quatre ans plus tard, le 10 septembre 1976, le premier diacre permanent du Diocèse d'Alexandria-Cornwall, fut ordonné.

En 1979, après avoir consulté les doyennés, M. Gordon Bryan et le Père Norman Loney ont préparé un rapport pour Mgr LaRocque, proposant un programme d'éducation et de formation pour les diacres permanents. En même temps, plusieurs mouvements laïcs populaires prirent beaucoup d'ampleur, incluant le Cursillo, le 'Marriage Encounter' et le Renouveau charismatique. M. Ernie Bellefeuille, pharmacien de la région, et le Dr Ray McCormick, dentiste bien connu, étaient à l'époque particulièrement engagé dans le Cursillo. Ils manifestèrent de l'intérêt à poursuivre un programme d'études menant au diaconat, auquel se sont aussi inscrits Denis Lemieux et Norman Gagnon, qui avaient déjà suivi quelques cours de théologie à Québec. Les quatre voyagèrent ensemble de façon régulière pour suivre les cours à l'Université Saint-Paul à Ottawa : il furent ordonnés diacres permanents le 10 juin 1982.

C'est à cette époque que Mgr LaRocque publia un court texte expliquant le diaconat permanent, citant surtout le Concile Vatican II et soulignant les diverses possibilités d'engagement ministériel pour les diacres permanents. Comme plusieurs documents de l'époque, la fonction liturgique du diacre prenait la grande place.

Au début des 1980, l'Université Saint-Paul commença à offrir des cours en théologie fondamentale à une des écoles secondaires de Cornwall. Mr. Kerry McDonald de Williamstown commença à suivre ces cours et continua dans les années suivantes au campus principal à Ottawa. Il fut ordonné en le 8 avril 1985.

Quelques années plus tard, un prêtre de notre diocèse, le Père Thomas Thottumkal, se vit confié la tâche de développer un programme plus formel de formation au diaconat permanent à Wadham's Hall au diocèse d'Ogdensburg, New York. Les candidats anglophones de notre diocèse furent envoyés par la suite par à ce centre.

Les diacres permanents de notre diocèse furent assignés à des paroisses précises, où ils pouvaient aider avec la prédication et les célébrations liturgiques, surtout le baptême. Certains enseignèrent des cours de religion dans les écoles, alors que d'autres aidèrent avec les programmes de préparation au mariage. Un diacre permanent fut impliqué dans l'aumônerie d'une prison, alors qu'un autre est reconnu pour son travail avec les pauvres.

Ce petit résumé de l'histoire du diaconat permanent dans notre diocèse nous achemine jusqu'au moment présent. Après vingt-cinq ans d'expérience avec cette nouvelle forme de ministère ordonné, le temps est venu de clarifier la vision diocésaine pour le diaconat permanent. Il est important de fonder cette vision dans une compréhension théologique correcte de la mission du Christ et de la vie de l'Église. C'est à partir de cette vision que pourront suivre les principes concrets pour la sélection et la préparation des candidats.

La diaconie du Christ

"Le Fils de l'homme est venu venu, non pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude." (Mc 10,45)

C'est ainsi que Jésus présente le sens de sa vie, de sa mission parmi nous. Il nous a "servi", il a accompli sa mission par ce qu'il a fait, par ce qu'il a dit, par ce qu'il a été pour les autres. Par ce qu'il a dit, Jésus a porté l'amour guérisseur de Dieu aux pauvres, l'amour libérateur de Dieu aux opprimés, l'amour compatissant de Dieu aux marginalisés. Par ce qu'il a dit, Jésus nous a révélé notre être véritable ainsi que le plan amoureux du Père pour le salut de l'humanité, la promesse du don de l'Esprit et la possibilité de la joie éternelle dès maintenant. Par ce qu'il a été, Jésus nous a révélé l'amour du Père, un amour fidèle jusqu'à la mort. Appelons ces trois aspects du service de Jésus le ministère de la charité (royale), le ministère de la parole (prophétique) et le ministère de la sainteté (sacerdotale).

La diaconie de l'Église

Le mot grec diakonia veut dire service. Jésus appelle ses disciples a vivre du même esprit de service qu marqua sa propre vie. Lorsqu'il lave les pieds de ses apôtres le soir avant de livrer sa vie pour nous, il enseigne aux Douze : "Si moi, votre Seigneur et votre Maître, je vous lave les pieds, c'est afin que vous vous laviez les pieds les uns les autres. Je vous donne un exemple, afin que vous fassiez comme j'ai fait pour vous. En vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître." (Jean 13,15-16)

Jésus remit à ses disciples sa propre triple diaconie comme une mission à accomplir au coeur du monde. Il leur dit: "Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre." (Matthieu 5,13-14). Il envoya les douze "proclamer le royaume de Dieu et guérir les malades." (Luc 9,1) Alors qu'il confie sa mission aux disciples, il leur dit : "La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ; priez donc le Seigneur de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson." (Luc 10,2) Enfin, avant de retourner au Père, il les rassemble et les envoie: "Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à obéir tout ce que je vous ai commandé." (Matthieu 28, 19-20)

La triple diaconie de la charité, de la parole et de la sainteté est confiée à toute l'Église. Par notre baptême, nous avons été configurés au Christ, Fils de Dieu, et avec lui nous entrons dans l'amour-même de la Trinité. Par notre confirmation, nous sommes configurés au Christ, le consacré de Dieu, et nous acceptons la mission qu'il choisit d'accomplir par nous.

Comme Église, pourtant, nous ne pouvons exercer cette diaconie, ce service au monde, sans être nous-mêmes transformés par la grâce de Dieu. Nous ne pouvons être des ministres de la charité sans être nous-mêmes touchés par l'amour et la communion qui demeure dans l'Église. Nous ne pouvons prêcher la Parole sans l'avoir reçue de l'Église. Nous ne pouvons témoigner dans la sainteté sans avoir été transformés par les sacrements de l'Église. C'est pourquoi nous nous rassemblons pour écouter, pour être aimés, pour être transformés; mais nous nous rassemblons que pour être envoyés enseigner, aimer, témoigner.

Dans des pays tels le Canada, où pendant des siècles la grande majorité des gens sont nés dans le christianisme et ont pris pour acquis leur appartenance à l'Église, le sens de la mission de l'Église a été atténué. Il a surtout survécu dans la conscience du fait que des hommes et des femmes, habitant surtout les pays plus pauvres du sud, ne connaissaient toujours pas Jésus. Il y en a parmi nous qui sommes allés auprès d'eux comme missionnaires, alors que d'autres parmi nous ont supporté leur travail par la prière et l'appui financier. Les temps ont changé. Même si beaucoup de Canadiens sont toujours baptisés dans l'Église, la plupart ne s'en considèrent pas des membres actifs. Ils connaissent peu Jésus et n'entretiennent avec lui qu'une relation pour le moins ténue. Notre culture est de plus en plus sécularisée, indifférente et parfois même hostile à la proclamation de l'Évangile. C'est à cause de ce changement social que le pape Jean-Paul II nous a invités à une "nouvelle évangélisation." Récemment, dans sa lettre Novo millenio ineunte, il a écrit : "À maintes reprises, j'ai répété ces dernières années l'appel à la nouvelle évangélisation. Je le reprends maintenant, surtout pour montrer qu'il faut raviver en nous l'élan des origines, en nous laissant pénétrer de l'ardeur de la prédication apostolique qui a suivi la Pentecôte... Cette passion ne manquera pas de susciter dans l'Église un nouvel esprit missionnaire, qui ne saurait être réservé à un groupe de « spécialistes » mais qui devra engager la responsabilité de tous les membres du peuple de Dieu. Celui qui a vraiment rencontré le Christ ne peut le garder pour lui-même, il doit l'annoncer. Il faut un nouvel élan apostolique qui soit vécu comme un engagement quotidien des communautés et des groupes chrétiens." (#40)

La diaconie du diacre permanent

Peut-être ne devrions-nous pas être surpris que c'est dans ce contexte nouveau que l'Église a rétabli le diaconat permanent. N'avons-nous pas besoin parmi nous d'hommes qui soient des comme des rappels et des exemples vivants de la mission de l'Église au monde? Ils prennent en main la diaconie non comme un monopole, mais en tant que leaders et collaborateurs avec l'ensemble des fidèles dans cette mission que le Christ a confié à tous ses disciples.

Il me semble qu'on trouve là le coeur de l'identité du diacre : il est configuré au Christ, serviteur du monde. Il incarne dans ce qu'il fiat, dans ce qu'il dit et dans ce qu'il est (tout comme l'a fait le Christ) la diaconie qui porte l'amour de Dieu à un monde qui ne connaît pas Dieu. En vérité, le diacre permanent appelle la communauté entière à le rejoindre dans l'accueil de la mission du Christ et dans l'engagement face à la nouvelle évangélisation.

Diacres et prêtres

Les prêtres offrent un service de leadership au peuple : ils les conduisent à la connaissance de la Parole de Dieu, au partage de l'amour divin, à une sainteté plus grande. Les diacres, d'autre part, offrent leur leadership dans le service : ils mènent le Peuple de Dieu à porter l'amour divin aux autres, à proclamer la Parole de Dieu aux autres, à offrir le témoignage de leur sainteté aux autres. Prêtres et diacres, hommes ordonnés, partagent des ministères complémentaires mais différents : les prêtres se dévouent à rassembler la communauté afin qu'elle devienne Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple de l'Esprit ; les diacres de dévouent à ouvrir la communauté au monde afin d'y porter la voix de Dieu, la compassion du Christ, la puissance de l'Esprit.

Nous comprenons donc que les diacres ne sont suppléent pas aux prêtres, ni qu'ils soient des prêtres de deuxième ordre. Nous n'appelons pas des hommes au diaconat simplement parce qu'il manque des prêtres. Encore plus, un homme ne devrait pas considérer le diaconat simplement parce qu'il avait pensé devenir prêtre lorsqu'il était plus jeune. Le diaconat est un ministère qui a sa propre identité bien à lui. Quoique le diacre permanent partage quelques fonctions liturgiques avec le prêtre (telles la prédication, le baptême ou la présidence aux mariages), son identité et son rôle sont distincts.

Nous comprenons mieux aussi que les diacres n'exercent pas leur ministère indépendamment des prêtres. Les diacres ne peuvent mener le Peuple de Dieu dans la mission de l'Église sans, avec ce même Peuple, se rassembler autour du prêtre afin d'être enseignés, nourris, transformés. De plus, ils sont avec le prêtre au service de la même communauté. Ils doivent exercer leur ministère en communion intense, en proche collaboration avec le prêtre à qui a été confié le soin de la communauté.

Enfin, nous comprenons mieux le domaine du ministère diaconal : moins "dans" l'Église qu'"avec" l'Église "dans" le monde. Il consacre son énergie, sa créativité et son souci à mener ses frères et soeurs auprès de ceux et celles qui se croient distants de l'Église, même s'ils sont baptisés. Son premier souci n'est pas de "les ramener à l'Église," mais de "mener l'Église auprès d'eux."

Choisir les candidats

De combien de diacres avons-nous besoin dans notre diocèse? C'est un peu comme se demander de combien d'enfants nous avons de besoin dans notre famille! La question est mal posée. Tout comme des enfants dans une famille, les diacres sont un don de Dieu à l'Église diocésaine. Plutôt que de chercher à savoir "combien", il faudrait chercher à savoir "qui?" Qui est appelé à être diacre?

Une telle question appelle un discernement : discernement de la part de l'Évêque, des prêtres qui accompagnent le candidat, des leaders laïcs de la communauté à laquelle il appartient, et enfin, de toute évidence, du candidat lui-même.

Il me semble que le premier critère dans un tel discernement c'est l'intérêt et la capacité que manifeste un homme pour la mission de l'Église au coeur du monde. Voit-on en lui un souci particulier, une capacité particulière de porter l'amour guérisseur de Dieu au coeur de la vie des autres? D'enseigneur la Parole de Dieu aux autres? De porter le témoignage de sa sainteté personnelle au coeur du monde qui est le sien?

Peut-être travaille-t-il avec les pauvres, les sans-abri, les chômeurs, les parents uniques, les drogués, apportant un peu de vie, de chaleur et d'espoir au coeur de leurs vies?...

Peut-être est-il engagé dans l'évangélisation, dirigeant des mouvements qui cherchent à aider d'autres dans leur cheminement de foi, préparant des couples au vrai mariage chrétien, aidant des parents à élever leurs enfants dans la foi?...

Peut-être influence-t-il les personnes dans son milieu de travail, les encourageant à incorporer les valeurs évangéliques dans leurs relations avec clients et employés, développant un plus grand souci pour la justice dans ses relations, se faisant artisan de paix dans des situations tendues, travaillant tranquillement à bâtir un monde meilleur?...

Voilà le genre d'homme qui a déjà accepté la mission du Christ et qui incarne sa diaconie au coeur du monde.

Les diacres permanents mariés

Quoique ce document vise la personne ordonnée qu'est le diacre permanent, l'expérience nous apprend que les épouses des diacres mariés sont intimement liés à leurs époux dans tous les aspects de leur ministère, que ce soit dans le processus de discernement et de formation, dans la célébration de l'ordination ou dans l'exercice subséquent de leur ministère. La sagesse, l'expérience et la compréhension de ces femmes enrichissent l'Église alors qu'elles accompagnent leurs époux sur la route du diaconat.

L'épouse d'un diacre est encore plus qu'une compagne sur la route: elle est une âme-soeur dans la prière et le discernement, une collaboratrice infatigable dans le ministère, un pilier de foi aux heures de doute et une source de force aux heures de fatigue. L'assentiment à l'ordination de son époux qui est requis avant l'imposition des mains est un symbole de son engagement personnel, à la fois profond et durable. C'est pourquoi on l'invite suivre avec son époux le programme de formation et de s'engager avec lui dans le processus de discernement qui mène à l'ordination. C'est pourquoi elle l'accompagne aux rencontres de ce groupe de soutien que forment les diacres et leurs épouses. C'est pourquoi elle s'engage avec lui dans son projet diaconal, à la mesure de ses intérêts, ses habilités et ses ressources personnelles.

Il est essentiel que l'Évêque et les prêtres du diocèse, de même que tous les laïcs, hommes et femmes, apprécient la personne et le rôle de l'épouse du diacre et agissent de sorte que sa dignité, ses talents et ses habiletés soient toujours respectés, reçus et célébrés.

Considérations particulières

Chaque diacre devra être nommé par l'Évêque, avec le consentement du curé, à une "paroisse d'appartenance". Dans cette paroisse, le diacre fera partie de l'Équipe paroissiale de leadership, non pas en acceptant un des quatre domaines de responsabilité, mais plutôt en partageant avec le prêtre le rôle de coordination et de soutien du travail de l'ÉPL, surtout dans les aspects plus missionnaires de leur travail : la solidarité, l'évangélisation et la sainteté.

Chaque diacre découvrira ses propres talents, ses intérêts et ses passions au ministère. Chacun devra identifier ainsi son propre champ de service, qui devra être discerné et ratifié par l'Évêque. Chacun cherchera en entraîner d'autres à travailler avec lui à cette mission, puisqu'il est appelé à être un chef, pas seulement un ouvrier solitaire. Ce projet diaconal pourra rayonner dans sa paroisse d'appartenance, mais il pourra aussi s'ouvrir au doyenné, au diocèse et, pourquoi pas, au monde?

Chaque diacre se consacrera à cette mission particulière de sorte que sa prière, sa prédication, sa présidence aux sacrements et à toute autre former de culte liturgique sera colorée par sa mission. Chaque fois qu'il s'associera à la fraction du pain, on pourra aussi reconnaître en lui celui qui lave les pieds. Son service liturgique, par contre, ne devra pas occuper son temps ou son énergie au point où son projet diaconal particulier en souffrirait.

Les diacres permanents du diocèse sont appelés à former une sorte de "famille" alors qu'ils rencontrent leurs frères diacres dans la prière partagée, l'étude poussée et l'accompagnement mutuel. Un plan de formation continue sera établi dans lequel les diacres permanents eux-mêmes seront responsables de la planification et de la mise en oeuvre.

En conclusion

Ces quelques paragraphes ne peuvent pas êtres considérés comme une étude complète du diaconat permanent. D'autres documents doivent aussi être pris en compte, parmi lesquels : les notes pastorales et les rubriques du « Rituel de l'ordination » ; les « Normes fondamentales pour la formation des diacres permanents » de la Congrégation pour l'éducation catholique ; le « directoire pour le ministère et la vie des diacres permanents » de la Congrégation pour le Clergé ; une étude produite par la Commission Théologique Pontificale intitulée «Le diaconat : évolution et perspectives»

Tous ces documents doivent être consultés afin d'établir les politiques plus précises concernant la formation, la vie et le ministère des diacres permanents.

Le but de ce papier blanc sur le diaconat permanent est de promouvoir la réflexion, la discussion et discernement, afin de clarifier notre vision pour le diaconat permanent dans le Diocèse d'Alexandria-Cornwall.

Toute personne qui aura étudié ce papier blanc est invitée à soumettre ses commentaires à Mgr Paul-André Durocher. Après quelques mois, ce papier blanc sera édité en fonction de ces commentaires et publié comme lettre pastorale. Nous pourrons alors recevoir de nouveaux candidats pour le ministère du diaconat permanent dans notre diocèse.

Cornwall, Ontario

6 août 2004

 

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