II - Les SACREMENTS 
 
 
123. Un sacrement est un signe sensible (que l'on perçoit avec l'un ou l'autre des sens) institué par Jésus-Christ et qui nous est offert par son Église pour nous donner la grâce (774.1084; PC150). 
 
124. Les sacrements sont au nombre de sept et se divisent en trois groupes: 
 
- le Baptême, la Confirmation et l'Eucharistie (sacrements de l'initiation chrétienne); 
 
- la Pénitence et l'Onction des malades (sacrements de guérison spirituelle et corporelle); 
 
- l'Ordre et le Mariage (sacrements au service de la communion et de la mission des fidèles) (1113.1210-1211; PC151). 
 
125. Les sacrements nous donnent la grâce en vertu des mérites de Jésus-Christ. (1114-1115; PC152). Les sacrements ne donnent pas tous la même grâce. Les sacrements du Baptême et de la Pénitence donnent la grâce sanctifiante qui justifie les âmes, les faisant passer de la mort du péché à la vie de la grâce; tandis que les sacrements de la Confirmation, de l'Eucharistie, de l'Onction des malades, de l'Ordre et du Mariage augmentent la grâce sanctifiante dans les âmes qui ont déjà la vie surnaturelle en elles (PC153-156). 
 
126. La grâce sanctifiante (habituelle) est un don , une disposition stable et surnaturelle qui perfectionne l'âme, la rendant capable de vivre avec Dieu, d'agir par son amour. On la distingue des grâces actuelles qui désignent les interventions divines, soit à l'origine de la conversion, soit au cours de l'oeuvre de la sanctification (2000; PC160). 127. La grâce nous est toujours donnée par les sacrements si nous les recevons dignement et avec de bonnes dispositions. Sinon, nous commettons un sacrilège (1131.2120; PC161). 128. Les sacrements que nous ne pouvons recevoir qu'une seule fois sont: le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, car ils confèrent à l'âme un caractère sacramentel ou sceau qui est une marque spirituelle ineffaçable (1121; PC162-163). 129. Ce caractère sacramentel ou sceau demeure toujours en l'âme, même après la mort, pour la gloire des sauvés ou pour le déshonneur et la punition des damnés (DzS852; PC164). 
 
 
Le BAPTÊME, 
 
PREMIER SACREMENT de l'INITIATION CHRÉTIENNE 
 
130. Le sacrement du Baptême efface le péché originel, nous fait membres du Christ, fils de Dieu et de l'Église, ainsi qu'héritiers du Ciel (Rm 6,4; Col 2,12 ; Ep 5,26; 628.950.1213-1214; PC165). 131. Le Baptême annule tous les péchés actuels ainsi que les peines qui leur sont dues (DzS1316; 1263 ; PC166). 
 
132. Nous devons recevoir le Baptême pour nous sauver (Mt 28,20; Mc 16,16; Jn 3,5; 846.1257; PC167). 
 
133. Le Baptême est administré habituellement par le prêtre qui en est le ministre ordinaire; mais en cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, peut baptiser, en ayant l'intention requise et en utilisant la formule propre (Mc 16,16; 1 Tm 2,4; Can.861, 1-2; 1256.1284; PC168). 
 
134. Il y a trois sortes de Baptêmes: les baptêmes d'eau, de désir et de sang (PC170). 
 
135. Le Baptême d'eau est celui qu'on donne en versant de l'eau naturelle sur la tête de la personne à baptiser, en disant simultanément: "N. Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit." (Mt 28,19; 2156; PC171). 
 
136. Le Baptême de désir est celui que nous accomplissons intérieurement (avec un regret sincère de nos fautes et un désir profond d'observer la loi de Dieu) lorsque nous ne pouvons pas recevoir le Baptême d'eau (1 Tm 2,4; 1258.1260-1261; PC172). 
 
137. Le Baptême de sang est le martyre accepté pour la foi en Jésus-Christ, avec un regret sincère de ses péchés (1258; PC173). 
 
138. Les Baptêmes de désir et de sang nous donnent accès au ciel, mais ils n'impriment pas de caractère sacramentel (1258; PC174). 139. Avant de recevoir le Baptême, nous devons renoncer pour toujours au démon, à ses oeuvres et à ses pompes, c'est-à-dire à tout péché et toute fausse maxime (PC175). 
 
140. Il est bon de donner le nom d'un saint à la personne que nous baptisons afin de lui offrir un modèle à imiter et pour s'assurer de son intercession (Can. 855; 2156; PC176). 
 
141. Le rôle du parrain et/ou de la marraine envers la personne que nous baptisons est celui de l'aider à vivre une vie chrétienne, avec toutes ses responsabilités (Can. 872; 1255; PC177-178). 
 
 
La CONFIRMATION, 
 
DEUXIÈME SACREMENT de l'INITIATION CHRÉTIENNE 
 
142. Le sacrement de la Confirmation est celui par lequel nous recevons le Saint-Esprit qui nous donne la force de témoigner ouvertement notre foi (Lc 24,48-49; 1304-1305).  
 
143. Notre préparation pour la réception de la Confirmation consistera à être en état de grâce, à connaître autant que possible les principaux mystères de la foi, les responsabilités du chrétien, ainsi que la nature et les effets du sacrement (1309-1311; PC187). 
 
144. La Confirmation peut être donnée par l'évêque ou par un prêtre qui a reçu de son évêque ce pouvoir spécial (Can.882 et Can. 884,2; 1312-1314). 
 
145. Le sacrement de la Confirmation se donne généralement par l'Évêque, avec les prêtres qui l'entourent, en imposant leurs mains sur les confirmands, en priant le Saint-Esprit de descendre sur eux, pour leur apporter la plénitude de ses dons. L'évêque (ou le prêtre en absence de celui-ci), fait sur leur front une onction en forme de croix avec le Saint-Chrême en disant: "N., sois marqué de l'Esprit Saint, le don de Dieu." Le confirmé répond "Amen". L'évêque offre ensuite un geste d'amitié en disant: "Qu'il te garde dans la paix" (PC181.182). 
 
146. Le Saint-Chrême est un composé d'huile d'olive et de baume que l'Évêque consacre solennellement chaque année pendant les jours saints qui précèdent la fête de Pâques (PC182). 
 
147. L'onction faite sur le front du confirmand avec le Saint-Chrême signifie que le baptisé devient un autre Christ, comme Jésus (le mot «Christ » veut dire: qui a reçu l'onction) et que le Saint-Esprit sera toujours avec lui, comme il était toujours avec Jésus, pour l'aider à connaître le Père et à l'aimer de tout son coeur (1285; PC184). 148. Il faut être en état de grâce pour recevoir dignement le sacrement de Confirmation (Ac 1,14; 1310; PC186). 
 
 
Les EFFETS du SACREMENT de la CONFIRMATION 
 
149. Le sacrement de la Confirmation apporte plusieurs effets, dont une croissance et un approfondissement de la grâce baptismale. Il enracine plus profondément en nous le sens de notre adoption par Dieu, nous unit plus fermement au Christ, augmente en nous les dons du Saint-Esprit et rend notre lien avec l'Église plus parfait (1302-1305; PC189). 
 
150. Voici les sept dons du Saint-Esprit: la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété, la crainte de Dieu (1830-1831; PC190). 
 
151. Le don de sagesse nous aide à goûter et, par conséquent, à chercher davantage la volonté de Dieu et de l'accomplir dans toute notre vie (PC191). 
 
152. Le don d'intelligence nous aide à découvrir et à comprendre plus facilement les vérités à croire et à pratiquer (Sg 7,7ss; PC192). 
 
153. Le don de conseil nous aide en nous avisant des ruses du démon et des dangers qui menacent notre salut (Ps 16,7; PC193). 
 
154. Le don de force nous aide à trouver le courage pour accomplir la volonté de Dieu (Is 40,29-31; Ph 4,13; PC194). 
 
155. Le don de science nous apporte une aide précieuse pour découvrir la volonté de Dieu (Si 17,7; Is 48,17; PC195). 
 
156. Le don de piété nous aide à aimer et servir Dieu avec un amour filial (Gal 4,6; PC196). 
 
157. Le don de crainte de Dieu nous inspire une grande horreur du péché (Pr 16,6; Si 1,14; 2,15; PC197). À ces dons s'ajoutent les douze fruits de l'Esprit qui sont: "charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté" (Gal 5,22-23; 736; 1832). 
  
 
L'EUCHARISTIE, 
 
TROISIÈME SACREMENT de l'INITIATION CHRÉTIENNE 
 
158. Le sacrement de l'Eucharistie est celui qui, sous les apparences du pain et du vin, contient réellement le corps, le sang, l'âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ (1374; PC253). 
 
159. Jésus-Christ institua l'Eucharistie le Jeudi saint, pendant la Dernière Cène, la veille de sa mort (PC254). 160. Les douze apôtres étaient là quand Jésus institua l'Eucharistie (Mt 26,26-29; Mc 14,22-24; Lc 22,15-20; PC255). 161. Jésus institua l'Eucharistie quand Il prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses apôtres, en disant: "Prenez, mangez, ceci est mon corps", puis, quand il leur donna la coupe en disant: "Prenez et buvez, ceci est mon sang..." (Mt 26,26; 1339; PC256). 162. Quand Jésus dit: "Ceci est mon corps", la substance du pain devint la substance de son corps et quand il dit: "Ceci est mon sang", la substance du vin devint la substance de son sang (Mc 14,22-24; Lc 22,19-20; 1Cor 11,23-26; PC257). 
 
163. Jésus est vraiment présent, en entier, sous les espèces du pain et du vin consacrés (PC258). 164. Après la consécration du pain et du vin, la substance a été en effet changée en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ. (PC259). 165. Après la consécration du pain et du vin, il ne reste plus que les apparences du pain et du vin, c'est-à-dire leur forme, leur goût et leur couleur (PC260). 
 
166. Ce changement du pain et du vin au corps et au sang de Jésus se nomme la transsubstantiation (1376.1413; PC261). 167. La substance du pain et du vin devient la substance du corps et du sang de Jésus par la puissance même de Jésus (1373; PC262). 168. La transsubstantiation du pain et du vin au corps et au sang de Jésus s'accomplit encore dans l'Église à chaque messe, par les prêtres de Jésus, lorsqu'ils prononcent les paroles de la consécration: "Ceci est mon corps... ceci est mon sang..." (1375.1412; PC263.265). 169. Jésus-Christ a confié ce pouvoir à ses prêtres de changer le pain et le vin en son corps et en son sang, lorsqu'il ordonna à ses apôtres: "Faites ceci en mémoire de moi." (1Co 11,24-26; 1341.1412; PC264). 
 
170. Dans l'Eucharistie, nous adorons Jésus qui y est présent, car le pain et le vin consacrés sont désormais inséparablement unis à sa divinité (1380-1381; PC266). 171. Jésus est en effet au ciel et, en même temps, présent dans l'Eucharistie (PC267). 
 
 
Les MOTIFS de l'INSTITUTION de l'EUCHARISTIE 
 
172. Jésus institua l'Eucharistie pour:  
1. nous montrer son amour sans limites et nous unir intimement à Lui (790.1003.1382.1391); 
2. nous donner des grâces et des forces pour notre pèlerinage terrestre, surtout contre les tentations (1392); 
3. nous donner un gage de gloire avec Lui pour la vie éternelle (1000.1326.1402-05; PC268). 
 
173. "Faire la communion" signifie recevoir, par l'hostie consacrée, le corps et le sang de Jésus-Christ (Jn 6,51; 1355.1382; PC270). 
 
174. Les conditions pour faire une bonne communion sont: être en état de grâce et être à jeun une heure avant la communion (Can. 919,1; 1355.1385.1415 ; PC271). 
 
175. Si nous faisons la communion en état de péché mortel, non seulement nous ne recevons pas la grâce, mais nous devenons coupables aussi d'un grand sacrilège (1457; PC272). 176. Si nous voulons recevoir toutes les grâces de la communion, il faut être exempts de péché mortel, regretter tous nos péchés, même véniels, et renouveler notre désir de faire la communion par des actes de foi, d'espérance et de charité (PC273). 
 
177. Respecter le jeûne eucharistique signifie que nous ne buvons, ni ne mangeons (sauf de l'eau et des médicaments) au moins une heure avant de faire la communion (1387; PC274). 178. Les exceptions au jeûne eucharistique sont valides pour toute personne âgée (60 ans), les malades et ceux qui les assistent, ainsi que les personnes en danger de mort (Can. 919,3; PC275). 
 
179. Nous devons faire ou recevoir la communion tous les dimanches, les jours de fête et, si possible, tous les jours (1389.1417; PC277). 180. Les avantages de la communion fréquente sont: l'augmentation de la grâce en nos coeurs et une fortification contre les puissances du mal (Maximum de deux communions par jour avec participation à la messe) (Can. 917; DC81, 1984, p.1124; 1389.1416; PC277). 181. Après avoir reçu Jésus dans la communion, nous passons quelque temps en action de grâce pour l'adorer et le louer, pour Lui demander ensuite des grâces spéciales (PC278). 
 
 
Du SAINT SACRIFICE de la MESSE  
 
182. La messe est le sacrifice non sanglant, mémorial de la Passion, de la Mort et de la Résurrection de Jésus-Christ (1330; PC279). 183. Faire un sacrifice est l'offrande extérieure de quelque chose ou de nous-mêmes à Dieu (Rm 12,1; 2099.2100; PC280.288). 184. Le saint sacrifice de la messe est identique au sacrifice de Jésus accompli au Calvaire, mais de façon non sanglante (1323.1330.1367.2643; PC281). 
 
185. Jésus a offert son sacrifice sur la croix principalement: 
1. pour accomplir la volonté de Dieu le Père; 
2. en expiation pour les péchés des hommes (545.1851); 
3. pour nous obtenir d'innombrables bienfaits spirituels et temporels (1414; PC283). 
 
186. Nous devons nous comporter à la messe avec dévotion et un profond recueillement intérieur (PC286). 
 
187. La meilleure façon d'exprimer notre présence à la messe est de dire que nous y participons. Notre participation à la messe est une offrande active à Dieu "car nous sommes les membres du Christ et c'est le Christ total (Cf. 695.795) qui s'offre en chaque messe célébrée à tout instant autour du monde." Mgr Eugène P. LaRocque (2099-2100; PC287). 
 
 
La PÉNITENCE ou RÉCONCILIATION, 
 
SACREMENT de GUÉRISON 
 
188. Jésus institua le sacrement de Pénitence pour la rémission des péchés commis après le Baptême (1446; PC198). 189. Par la rémission de nos péchés, notre âme est rétablie en amitié avec Dieu et son Église. Purifiée à nouveau, elle retrouve aussi la paix et la tranquillité de conscience (1468; PC199). 
 
190. Nous recevons le pardon de nos fautes dans le sacrement de la Réconciliation par le ministère de l'Église, au moment où le prêtre nous donne l'absolution (1449; PC200). 191. Ce pouvoir donné aux évêques et aux prêtres d'absoudre les péchés vient de Jésus-Christ lorsqu'il a dit à ses apôtres: "Recevez l'Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les maintiendrez, ils leur seront maintenus" (Jn 20,22-23). "Cela vient de Dieu, il nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a donné le ministère de la réconciliation" (2 Co 5,18; 1461; PC201-202). 
 
192. Pour recevoir avec fruit le sacrement de Pénitence, nous devons nous préparer comme suit: 
1. examiner notre conscience; 
2. regretter sincèrement tous nos péchés; 
3. avoir le propos de ne plus offenser Dieu; 
4. avouer nos péchés au prêtre; 
5. recevoir et accomplir la pénitence que le prêtre nous donne. (1448.1480; PC203). 
 
193. L'examen de conscience consiste à nous ressouvenir de tous nos péchés commis depuis notre dernière bonne confession (1456; PC204). 
 
194. Pour bien faire notre examen de conscience, il faut d'abord: demander à Dieu les lumières nécessaires pour connaître et détester nos péchés; revoir ensuite les commandements de Dieu et les préceptes de l'Église, les sept péchés capitaux et l'accomplissement de notre devoir d'état (Rm 12-15; 1Co 12, 13; Ga 5; Ep 4-6; 1454.1779; PC205-206).  
  
 
La CONTRITION ou REGRET de nos PÉCHÉS  
 
195. La contrition, élément nécessaire pour le pardon des péchés, est la douleur de l'âme et la détestation du péché commis, accompagnées du ferme propos de ne plus le commettre (1450-1452; PC207.209). 
 
196. Nous devons regretter tous nos péchés de tout notre coeur parce qu' ils sont: 
1. toujours une grande offense à Dieu et à son Église (431.1487.1850); 
 
2. la cause de la mort de Jésus (312); 
 
3. la raison pour laquelle nous perdons le bonheur éternel (s'ils sont des péchés mortels); (1472.1430.1432.1492; PC215). Rappelons brièvement MCF40: "... quand nous désobéissons en matière grave (aux commandements de Dieu et de l'Église), avec connaissance suffisante et plein consentement." 
 
197. La contrition est dite "parfaite" quand nous regrettons et détestons le péché parce qu'il offense notre Dieu qui est digne d'être aimé plus que tout (1452; PC217). 
 
198. La contrition est dite "imparfaite" quand nous regrettons et détestons le péché à cause de la crainte d'aller en enfer, ou tout simplement parce que nous avons honte de l'avoir commis (1453; PC218). 199. La contrition imparfaite est suffisante pour faire une bonne confession, mais nous devons nous efforcer d'avoir la contrition parfaite (1453; PC219). 
 
200. Si nous avons péché gravement et ne pouvons pas voir un prêtre pour nous confesser, nous devons faire un acte de contrition parfaite avec le ferme propos de nous confesser à la première occasion (1452; PC220). 
 
201. Avoir le ferme propos de ne plus pécher veut dire que nous avons pris une résolution bien déterminée d'éviter le péché ainsi que toutes les occasions de péché (1490; PC221). 
 
202. Quand on dit "occasion de péché," il faut comprendre les personnes, les choses et les lieux qui peuvent nous porter à pécher (Mt 18, 8-9; PC222). 
 
 
De la CONFESSION et de la RÉPARATION  
 
203. Faire sa confession, c'est avouer ses péchés à un prêtre pour en recevoir le pardon (1455-1456; PC223). 204. Les péchés que nous devons avouer au prêtre pendant la confession sont tous nos péchés mortels, mais il est recommandé d'avouer aussi nos péchés véniels (1457-1458; PC224). 
 
205. Quand nous nous confessons au prêtre, nous devons avouer nos péchés humblement, sincèrement et entièrement (1456; PC225). 
 
206. Avouer nos péchés à la confession en toute humilité c'est les avouer avec une grande honte et une douleur profonde d'avoir offensé Dieu (1458; PC226). 
 
207. Avouer nos péchés à la confession en toute sincérité c'est les avouer tels qu'ils sont, sans les exagérer ni les excuser. (1456; PC227). 
 
208. Avouer complètement nos péchés lors de la confession signifie avouer le genre de péché, la quantité et les circonstances qui peuvent en changer la gravité (1456; PC228). 
 
209. Si quelque temps après notre confession, nous constatons avoir oublié d'avouer un péché mortel, nous n'avons pas besoin de recommencer notre confession. Si ce péché nous revient à la mémoire, nous nous en accuserons à notre prochaine confession (PC228). 
 
210. S'il nous arrivait de cacher un péché mortel volontairement en confession, notre confession serait nulle et sacrilège, parce que nous aurions menti à Dieu (PC230-231). 
 
211. Si nous avons caché volontairement un péché mortel en confession, nous devons l'accuser dès que possible, ainsi que ce sacrilège et tous les autres péchés commis depuis notre dernière bonne confession (PC232). 
 
 
Une MÉTHODE pour se CONFESSER 
 
212. Arrivés au confessionnal, à genoux ou assis nous faisons le signe de la croix et nous demandons la bénédiction du confesseur en disant: "Bénissez-moi mon Père, parce que j'ai péché. Je me confesse à Dieu et à vous mon père. Il y a « x » (jours, mois) depuis ma dernière confession. J'ai reçu l'absolution et accompli la pénitence imposée. Aujourd'hui, mon Père, je m'accuse de ......" Et à la fin: "Mon père, je m'accuse de bien d'autres péchés que je ne connais pas et de ceux de toute ma vie; j'en demande pardon à Dieu et à vous mon père, la pénitence et l'absolution." Puis nous écoutons attentivement ce que le confesseur nous dira (PC239-241). 
 
213. Si le confesseur nous interroge, nous lui répondons clairement et en toute sincérité (PC242). 
 
214. Il est bon parfois d'accuser à nouveau un ou des péchés (de façon générale) déjà accusés lors de nos confessions précédentes, car nous renouvelons, par ce fait même, la contrition qui est nécessaire pour le pardon de tous nos péchés, passés et futurs. Ceci est à conseiller surtout lors d'une retraite ou d'un long voyage (PC243). 
 
215. Au cours de notre confession, nous récitons l'acte de contrition intérieurement (ou extérieurement) au moment de l'absolution et même après la confession, dans un lieu qui favorise le recueillement (PC244). 
 
216. Le prêtre nous impose une pénitence après la confession pour nous aider dans notre identification au Christ qui a souffert pour nos péchés. Si notre confession est bonne, la peine éternelle due au péché est annulée mais la peine temporelle demeure.  
 
217. L'accomplissement de la pénitence imposée contribue à éliminer la peine temporelle partiellement ou totalement (Rm 3,25 ; 8,17; 1 Jn 2,1-2; 1459-1460.1473; PC233-234.245).  
 
218. En plus de la pénitence imposée par le prêtre, nous pouvons annuler la peine temporelle due au péché par la prière, le jeûne, les aumônes, les oeuvres de miséricorde spirituelle et temporelle, par l'acceptation et l'offrande de nos croix de tous les jours et par les indulgences. (1459-1460; PC236). 
 
219. Les sept principales oeuvres de miséricorde spirituelle que nous retrouvons dans la Bible sont: 
1. inviter les pécheurs à la conversion; 
2. éduquer les ignorants; 
3. offrir de bons conseils; 
4. consoler les affligés; 
5. accepter patiemment les injures; 
6. pardonner toutes les offenses; 
7. prier pour les vivants et les défunts 
(958.1032.2443-2447; PC237). 
 
220. Les sept principales oeuvres de miséricorde corporelle que nous retrouvons dans la Bible sont: 
1. nourrir les affamés; 
2. offrir à boire à ceux qui ont soif; 
3. revêtir ceux qui sont sans vêtements; 
4. libérer les captifs ou les esclaves; 
5. offrir l'hospitalité aux étrangers; 
6. rendre visite aux malades; 
7. enterrer les défunts (Mt 25,37-40; 2300.2443-2447; PC238). 
 
À PROPOS des INDULGENCES 
 
221. Une indulgence, c'est la rémission partielle ou plénière de la peine temporelle causée par le péché déjà pardonné (1471-1472; PC246). 222. L'indulgence est un genre de pardon d'ordre temporel offert par l'Église qui, en prenant de son trésor spirituel (les mérites de la Vierge Marie et de tous les saints unis à ceux de Jésus-Christ), offre cette rémission partielle ou plénière à ses fidèles (1472.1475-1477; PC247-248.251). 
 
223. Les conditions pour gagner une indulgence sont: 
1. être en état de grâce et détester tout péché commis; 
2. accomplir l'oeuvre prescrite; 
3. se confesser (habituellement huit jours avant ou après); 
4. recevoir la communion; 
5. prier pour le Pape (Ench. indulg. 3e éd. 1987; PC252). 
 
 
L'ONCTION des MALADES, 
 
SACREMENT de GUÉRISON 
 
224. L'Onction des malades est un sacrement de guérison qui, par les prières et l'onction sainte accomplie par le prêtre, donne soulagement à la personne souffrante, la guérit parfois même des maux du corps (1499; PC289). 225. Nous pouvons et devons recevoir l'Onction des malades pendant que nous avons encore l'usage de nos sens, quand nous avons atteint un certain âge, quand nous sommes gravement malades et/ou en danger de mort par suite de maladie, blessure ou accident et même avant une grave opération (SC73; Can. 1004,1; 1514-1515; PC290-291). 
 
226. Les bienfaits du sacrement de l'Onction des malades sont: 
1. la consolation dans les souffrances et une force dans les tentations (He 2,15); 
2. la rémission des péchés et de leurs conséquences (Jc 5,15); 
3. et parfois la guérison de nos maux physiques (1520-1521.1523.1532; PC292). 
 
227. Les conséquences ou restes du péché signifient les peines ou suites du péché, c'est-à-dire les inclinations au mal et la faiblesse de la volonté qui restent même après que nos péchés sont pardonnés (1472-1473; PC293). 
 
228. Les dispositions requises pour recevoir l'Onction des malades: être en état de grâce et prier avec une foi renouvelée, tout en se résignant patiemment à la volonté divine (Cf. chap. 25,3 Cat. PC294). 
 
229. Les ministres de l'Onction des malades sont les évêques et les prêtres (Cf. 1516; PC295). 
 
 
L'ORDRE, 
 
SACREMENT au SERVICE de la COMMUNION et de la MISSION des FIDÈLES 
 
230. Origine. Le mot "ordre" vient du latin ordo qui signifiait à l'époque un groupe de personnes ayant une certaine autorité dans la société. L'Église adopta également le mot ordre pour le sacrement du ministère sacerdotal (1537-1538). 
 
231. Dans l'Ancien Testament, ce sont des hommes de la tribu de Lévi que Dieu a choisis qui exerçaient le ministère sacerdotal, afin de Lui offrir des dons et des sacrifices en réparation pour les péchés des hommes (He 5,1; 1539). 
 
232. Dans le Nouveau Testament, le ministère sacerdotal s'exerce par Jésus-Christ, l'unique Médiateur entre Dieu et l'homme qui a fait de son Église "un Royaume de prêtres" (Ap 1,6; 1546). 
 
233. La participation au sacerdoce de Jésus-Christ connaît deux modalités essentiellement différentes, mais liées entre elles: 
1. le ministère sacerdotal hiérarchique (les évêques, les prêtres et les diacres); (le Pape est l'évêque de Rome, successeur de Pierre) 
2. et le sacerdoce commun reçu au baptême par tous les fidèles. (1547). 
 
234. Le sacrement de l'Ordre a comme effet de donner à des hommes certains pouvoirs et la grâce pour accomplir leurs fonctions ecclésiastiques (PO 4-6; 1120.1534.2686; PC296). 
 
235. Seul un homme baptisé, appelé de Dieu et ayant la formation requise, peut recevoir le sacrement de l'Ordre (Can. 1024; CEC1577-1578.1598; PC297).  
 
236. Devenu diacre (diakonoi = serviteur) à l'exemple du Christ qui est "venu non pour être servi mais pour servir" il assiste l'évêque et les prêtres au cours des différentes fonctions liturgiques. Il peut proclamer l'évangile, prêcher des homélies, bénir les mariages, officier aux funérailles et porter main forte de bien d'autres façons, surtout par les oeuvres caritatives. (1569-71; 1596).  
 
237. Un homme marié peut, (avec l'accord de son épouse) devenir diacre permanent dès l'âge de 35 ans. (Can. 1031). 
 
238. L'homme appelé à la prêtrise reçoit le diaconat avant son ordination sacerdotale. L'ayant reçu et exercer pendant six mois il peut devenir prêtre (presbyteroi) dès l'âge de 25 ans (et puis éventuellement évêque si telle est la volonté de Dieu). Par le sacrement de l'Ordre il se voit confier la mission d'envoyé de Dieu par son Église. Il devient un ministre ordonné pour répandre les enseignements de l'Église et les grâces de Dieu (1562-1563.1565; PC298). 
 
239. Seuls les évêques avec la permission du Saint Siège, peuvent conférer le sacrement de l'Ordre (1576; PC299). 
 
240. Une fois consacré évêque (episkopoi), le prêtre reçoit la plénitude du sacrement de l'Ordre, c'est-à-dire celle qui lui donne la responsabilité d'enseigner, de gouverner et de sanctifier l'Église, le Corps du Christ. La consécration épiscopale imprime sur son âme un caractère sacré qui le fait évêque pour toujours, successeur des Apôtres. Il agit au nom du Christ-Tête et assume désormais le rôle de maître, de pasteur et de prêtre (1555-1561; 1594) 
 
 
Le MARIAGE, 
 
SACREMENT au SERVICE de la COMMUNION et de la MISSION des FIDÈLES 
 
241. Le Sacrement du Mariage nous vient du Christ qui a élevé l'alliance d'un homme et d'une femme baptisés à cette dignité (1601-1658).  
 
242. Un homme et une femme baptisés peuvent se marier dans l'Église à condition d'être libres; c'est-à-dire qu'ils ne subissent aucune contrainte et ne sont empêchés par aucune loi naturelle ou ecclésiastique (1625). 
 
243. Les offenses à la dignité du mariage sont entre autres: l'adultère, le divorce, l'inceste, la polygamie, les relations sexuelles avant le mariage, le concubinage, le mariage civil, la contraception artificielle et l'avortement (1664). 244. Le lien du Mariage chrétien ne peut être dissous que par la mort de l'un ou de l'autre époux (1644-1645; PC303).  
 
245. Les éléments essentiels du mariage sont: l'unité, l'indissolubilité et l'ouverture à la fécondité (1664). 
 
246. Les principaux effets du sacrement de Mariage sont: 
1. la purification de l'amour des époux (Cf. 1661); 
2. le bien des conjoints (Cf. 1660); 
3. la grâce des enfants et de bien les élever 
(Cf. 1641; PC300-301.304). 
 
247. Pour recevoir avec fruit le sacrement de Mariage, nous devons être en état de grâce et suivre les lois de l'Église. (PC305).  
 
248. C'est l'Église qui , définit les lois du sacrement de Mariage, tandis que l'État peut faire des lois touchant les aspects civils (PC306). 
 
249. La préparation pour un heureux Mariage se fera en recevant souvent les sacrements du Pardon et de l'Eucharistie, en intensifiant notre vie de prière, en demandant à Dieu de nous guider dans notre choix et en demandant conseil aux personnes de confiance et la bénédiction de notre curé (PC309). 
 
250. Le Mariage, pour être valide, doit être célébré en présence de l'Ordinaire du lieu (l'évêque) ou bien devant le curé, un prêtre, un diacre ou un laïc délégués et de deux témoins (Can.1127,2 - décret no.13 - Normes compl. CECC 1996; PC310).  
 
251. Les empêchements de mariage entre parents se divisent en deux groupes: le premier en ligne directe n'est jamais permis, tandis que le deuxième groupe en ligne collatérale empêche les mariages jusqu'au quatrième degré inclusivement (Can.108,3  1091; PC311). 
 
 
Les SACRAMENTAUX, 
 
des SIGNES SACRÉS INSTITUÉS par l'ÉGLISE 
 
252. Les sacramentaux sont des signes sacrés institués par l'Église pour disposer les personnes à recevoir les sacrements et pour sanctifier les différentes circonstances de leur vie (1667; PC314). 
 
253. Le but principal qui unit les sacramentaux aux sacrements se trouve dans la grâce à atteindre. Les sacrements donnent la grâce par eux-mêmes (si nous n'y mettons pas d'obstacles), tandis que les sacramentaux nous prédisposent à recevoir et à coopérer avec la grâce reçue par les sacrements (1670; PC315). 
 
254. De tous les sacramentaux, le plus important est le signe de la croix. C'est le signe le plus explicite qui nous identifie comme chrétiens (2157; PC316.318). 
 
255. Le signe de la croix se fait en portant la main droite au front (en disant "Au nom du Père"), ensuite à la poitrine ("et du Fils"), à l'épaule gauche ("et du Sain-"), et enfin à l'épaule droite ("Esprit. Amen" ; PC317). 
 
256. Les autres raisons qui font que le signe de la croix soit si important est qu'il résume de façon concise tous les principaux mystères de notre foi, tels que les mystères d'un seul Dieu en trois Personnes et de notre Rédemption accomplie en Jésus, surtout lors de sa Passion et de sa Mort (1235; PC321). 
 
257. Le signe de la croix est l'expression d'un seul Dieu par les mots "au nom" au lieu de "aux noms" au pluriel et les mots "du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" témoignent des trois Personnes divines (PC320). 
 
258. Après le signe de la croix, les autres sacramentaux que nous pouvons utiliser sont: l'eau bénite, les chandelles bénites, le rosaire, le scapulaire, les images, les reliques, le crucifix, etc. (1674; PC322.324). 
 
259. Celui qui bénit l'eau est Dieu par le ministère de son prêtre. L'eau bénite est signe de bénédiction et de salut qui nous rappelle notre baptême dans le Christ qui nous a rachetés par sa Passion et sa Résurrection (Cf. Livre des bénédictions 1085-1096; PC323).