I - Le CREDO 
 
 
DIEU 
 
1. La notion ou cette idée de Dieu nous provient de ce désir profond que nous avons de Lui dans notre coeur (27.1718). 
-les chiffres entre parenthèses réfèrent aux paragraphes du Catéchisme de l'Église Catholique, 2e édition; les chiffres précédés de PC font référence au Petit Catéchisme publié au Québec en 1944. 
 
2. Nous pouvons connaître Dieu grâce à notre raison, en écoutant la voix de notre conscience et en recevant la Révélation divine (31.36). 
 
3. Dieu, qui est pur esprit, est infiniment bon, infiniment parfait et infiniment aimable (41.213.319). 
 
4. Dieu a toujours existé et sera toujours car Il est l'Éternel. "Avant que fussent nées les montagnes, que tu enfantes la terre et le monde, depuis toujours à toujours tu es Dieu" (Ps 90,2). 
 
5. Dieu se trouve partout, Il est l'Omniprésent. "Si je gravis les cieux, tu es là, je descends chez les morts, te voilà." (Ps 139,8). 
 
6. Nous ne voyons pas Dieu, parce qu'Il est un pur esprit (Is 45,15; Jn 1,18). 
 
7. Dieu nous voit et Il s'occupe de chacun de nous car Il est Providence (Ac 17,28; 300-301). 
 
8. Dieu sait tout ce que nous disons et faisons. Il connaît même nos pensées les plus secrètes car Il est l'Omniscient! (Ps 44,22; He 4,13). 
 
9. Dieu peut tout faire, Il est Tout-puissant (Ps 33.9). 10. Dieu possède une infinitude d'attributs ou de perfections qui sont notamment sa sainteté, sa justice et sa miséricorde qui elles aussi sont infinies (Is 1,18; 6,3; 1 P 1,16).  
 
UNITÉ et TRINITÉ de DIEU 
 
11. Il ne peut y avoir qu'un seul Dieu à cause de ses perfections infinies qui en soi n'admettent aucun égal (Is 45,21; Ps 77,14; PC18-19). 12. En Dieu il y a le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il ne sont pas trois dieux, mais trois Personnes distinctes qui forment un seul et même Dieu. C'est le mystère de la Très Sainte Trinité (Mt 28,19; 232). 
 
13. Dans ce mystère de la Très Sainte Trinité on attribue:  
- au Père, l'oeuvre de la Création; 
- au Fils, le mystère de la Rédemption et 
- au Saint-Esprit le mystère de notre sanctification (190). 
 
14. Dieu s'est manifesté comme Trinité particulièrement lors du baptême de Jésus (Mt 3,13ss.) et par l'ordre explicite de Jésus à ses Apôtres, leur demandant d'aller de par toutes les nations, de faire des disciples et de les baptiser "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit" (Mt 28,19; Rm 8,14-17; Gal 4,4-7). 15. Ces trois personnes ne forment qu'un seul et même Dieu, car elles ont une seule et même nature divine et par conséquent, elles sont égales en toutes choses (238-239.242.245.253). 16. Il est impossible de comprendre par nous-mêmes comment le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu'un seul et même Dieu parce que c'est un grand mystère (232-260). 
 
17. Un mystère est une vérité que nous ne pouvons pas comprendre, mais que nous devons croire, parce que c'est Dieu qui nous l'a révélée (PC28). 
 
La CRÉATION - Les ANGES - L'ÊTRE HUMAIN  
 
18. L'auteur de la création c'est Dieu qui, de rien, a fait le ciel et la terre et toutes les choses visibles et invisibles (Gn 1,1; 34.216.296.338). 19. Dieu a créé le monde pour nous manifester son amour, sa bonté et sa gloire (293.294.314.319). 20. Les anges sont des êtres spirituels créés par Dieu pour l'adorer et le servir (328-330). 21. Les anges sont les messagers de Dieu auprès des hommes qui nous sont donnés comme gardiens et protecteurs (Lc 1,26; 332-336). 22. Nous devons montrer notre amitié pour notre ange gardien par le respect de sa présence, par notre reconnaissance pour sa protection contre tout mal et dans les tentations (PC37). 23. Les anges ne sont pas tous bons, car beaucoup, dans leur orgueil, se révoltèrent contre Dieu et furent précipités en enfer; ce sont les mauvais anges ou les démons (Gn 3,5; 2 P 2,4; Ap 12, 7-8; 391-395). 
 
24. Dieu nous a créés afin de le connaître, l'aimer, le servir en ce monde et pour être heureux avec lui pour toujours dans l'éternité (2 P 1,4; Jn 17,3; 30.260.356.1024.1721). 
 
25. L'être humain, créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, est composé d'une âme (aspect invisible) et d'un corps (aspect visible) 1Th 5,23; Mt 22,37; Gn 1,27; 327.362-367.382. 
 
26. L'âme (du latin qui veut dire "souffle", "vie") créée par Dieu, désigne généralement ce qu'il y a de plus intime à l'être humain. Le mot âme indique l'aspect invisible qui donne "souffle" à nos activités physiques, psychiques et spirituelles. 
- Au niveau physique l'âme anime nos cinq sens: la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. 
- Au niveau psychique l'âme anime nos émotions (colère), nos désirs (gourmandise) et nos affections (passions). 
- Au niveau spirituel l'âme se vérifie par notre intelligence, notre mémoire et d'une volonté qui ne mourront jamais (363). 
 
27. Notre âme spirituelle (pneuma) est plus importante que notre corps en vertu de sa nature supérieure. Si nous perdons notre âme, nous perdons Dieu et le bonheur éternel (Mt 16,26). 
 
28. Nous devons estimer et respecter notre corps, l'aspect visible de notre être parce qu'il a été créé par Dieu et qu'il doit ressusciter au dernier jour (364.1004). 
 
29. Face à la création, l'homme et la femme ont le rôle, d'être comme des "Intendants de Dieu." Ils soumettent la terre pour le glorifier. « Ad Maiorem Dei Gloriam » - « Pour la plus grande gloire de Dieu »(S. Ignace de Loyola)(226.373.2415). 
 
30. Nous obtenons le bonheur éternel en croyant en Jésus-Christ et en Son Église par qui nous recevons fidèlement Son message évangélique (Mc 9,24; Mt 28,16-20; Rm 15,13; Ga 5,6; 87.161.162.1821.2016). 
 
Le PÉCHÉ ORIGINEL et le PÉCHÉ ACTUEL 
 
31. Nos premiers parents étaient Adam et Ève. C'est par eux que nous sommes tous frères et soeurs (Gn 2,7   21-22; 404).  
 
32. Ils étaient dans un état de sainteté et de bonheur parfait (Si 2,23; 404). 
 
33. Adam et Ève ont perdu l'état du bonheur parfait par leur désobéissance à Dieu qui leur défendit de manger un certain fruit (Gn 3,3; GS 13,1; 390). 
 
34. Suite à ce péché originel, Adam et Ève perdirent leur état de sainteté et de bonheur; ils furent chassés du paradis terrestre et condamnés désormais à souffrir et à mourir (Jn 1,29; 1 Jn 5,19; 385.408-409). 35. Le péché originel, qui nous est transmis, nous rend participants de ses conséquences punitives, telles que l'obscurcissement de notre intelligence et l'affaiblissement de notre volonté. Ainsi, nous héritons une inclination au mal qui demeure en nous, même si ce péché est effacé par le baptême (Gn 3,16; 400.404). 
 
36. Le péché que nous commettons s'appelle le péché actuel. Il peut être commis dès que nous pouvons faire la distinction entre le bien et le mal, habituellement vers l'âge de raison (vers 7 ans; PC49). 
 
37. Nous pouvons commettre le péché actuel en pensée, en parole, par action ou par omission (1853; PC50). 38. Le péché actuel se divise en péché mortel et péché véniel (1 Jn 5,16-17; 1854). 
 
39. Le péché mortel est toujours un péché grave. Il fait perdre la grâce sanctifiante en notre coeur et nous rend passibles des peines de l'enfer (1033.1035.1861). 40. Un péché actuel devient mortel quand nous désobéissons en matière grave (aux commandements de Dieu et de l'Église), avec connaissance suffisante et plein consentement. (Mc 10,19; 1857-1860). 
 
41. Un sacrilège est un péché très grave qui consiste à profaner les sacrements (surtout l'Eucharistie), les actions liturgiques ainsi que les personnes, les choses et les lieux consacrés à Dieu (2120). 
 
42. Le péché véniel est une désobéissance à Dieu en matière légère, ou en matière grave, sans pleine connaissance ou sans plein consentement (1855.1862). 43. Le péché véniel conduit à l'affaiblissement de l'amour de Dieu en nos coeurs et à des peines temporelles que nous devrons expier en cette vie, ou dans l'autre au purgatoire (1863; PC56). 44. Nous devons éviter même le péché véniel parce qu'il offense Dieu et nous entraîne peu à peu au péché mortel (1863.1876). 
 
45. Les sept péchés capitaux sont:  
-l'orgueil, l'avarice, l'impureté, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse. Ils sont dits "capitaux" parce qu'ils engendrent d'autres péchés et d'autres vices (1866; PC56). 
 
46. L'orgueil est l'estime déréglée de nous-mêmes, qui fait que nous nous préférons aux autres et que nous voulons nous élever au-dessus d'eux (1 P 5,5; PC59). 
 
47. L'avarice est un attachement désordonné aux biens de la terre (surtout à l'argent) (He 13,5; Lc 12.16.20; PC60). 
 
48. L'impureté est la jouissance déréglée pour les plaisirs de la chair (2351; PC61). 
 
49. L'envie est une tristesse éprouvée à la vue de la prospérité de notre prochain ou comme une joie coupable du malheur qui lui arrive (2539; PC62). 
 
50. La gourmandise est un amour déréglé dans le boire et dans le manger (PC63). 51. Les sortes de gourmandises les plus dangereuses sont entre autres, la drogue et l'ivrognerie qui font perdre la raison à l'homme, détruisant sa santé et pouvant le conduire à la mort (2290-91; PC64). 
 
52. La colère est le désir de vengeance, suite à une atteinte à notre amour-propre, pouvant nous conduire même jusqu'à la violence (2302; PC67). 
 
53. La paresse se définit comme un amour exagéré du repos qui fait que nous négligeons nos devoirs d'état, tandis que l'acédie est la paresse spirituelle qui fait que nous négligeons nos devoirs de religion (2094; PC68). 
 
54. Savoir résister aux péchés capitaux c'est savoir résister aux tentations, à tous ces chemins qui nous portent à pécher et qui nous sollicitent sans cesse au mal. Toutes formes de tentation nous vient du monde qui nous entoure, de notre concupiscence et du démon (Jn 6, 15; Mt 4, 1-11; 2846-49). 
 
55. Nous pouvons vaincre les tentations par: 
1. la prière et les sacrements; 
2. la vigilance et la fuite des occasions, particulièrement des mauvaises compagnies (Mc 13,9; 2157.2340.2849). 
 
L'INCARNATION et la RÉDEMPTION de NOTRE SAUVEUR 
 
56. Suite au péché originel, Dieu promit à l'humanité un Rédempteur pour expier son péché et lui ouvrir les portes du paradis céleste (Mt 1,21; Mc 2,7; PC70). 
 
57. Le Rédempteur que Dieu promit au genre humain est Jésus-Christ, le Verbe de Dieu fait homme, qui nous apporta la Bonne Nouvelle du Royaume et de notre salut (Gn 3,15; 1 Tm 1,15; 3.461.469; PC71.88). 58. L'Incarnation du Verbe de Dieu s'est accomplie en la Très Sainte Vierge Marie, par l'opération du Saint-Esprit (Lc 1,27-35; Col 2,9; Gal 4,4; He 10,5; 464.484.485.488.497.723). 59. Le Verbe de Dieu s'est incarné au jour de l'Annonciation quand l'archange Gabriel demanda à la Très Sainte Vierge Marie si elle voulait devenir la mère de Dieu (Lc 1,26-38; PC85). 60. Notre Sauveur est né à Bethléem, dans une étable. Nous fêtons sa naissance le jour de Noël (Lc 2,11; 525; PC86). 61. Le Fils de Dieu s'est fait homme pour nous sauver, en nous délivrant des liens du péché et des peines de l'enfer et pour nous ouvrir les portes du paradis céleste (Jn 3,16; 456-460 .516-517; PC87). 
 
62. Le salut est possible pour ceux qui ont vécu avant Jésus ou qui ne le connaissent pas encore par l'observation de la loi naturelle écrite dans leur coeur (637.847; PC84). 63. Pendant trente-trois ans, Jésus nous montra par son exemple et par ses enseignements, le chemin de la sainteté qui nous conduit à la vie éternelle (Mt 25,31-46; 544.564 ; PC87). 
 
64. Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, car il a deux natures: la nature divine et la nature humaine (469.480-483; PC72.76). 65. Jésus-Christ, en s'incarnant, est toujours demeuré Dieu, car Il est de "condition divine" (Ph 2,6), égal au Père et au Saint-Esprit (449; PC78). 66. En Jésus-Christ, il n'y a qu'une seule personne, celle du Fils de Dieu (Jn 8,28; 211.447; PC77). 67. Jésus-Christ est devenu notre Sauveur et Seigneur en nous rachetant au prix de son Sang (1 Tim 2,5-6; He 9,11-28; 446.452-455.580.613.616; PC82). 68. Les principales souffrances de Jésus ont été: son agonie au jardin des Oliviers, sa trahison par Judas, l'abandon de ses apôtres, la flagellation, le couronnement d'épines et sa mort en croix (Lc 22-23; PC89). 
 
69. Nous commémorons la mort de Jésus le Vendredi saint en souvenir de sa mort advenue le vendredi avant la Pâque juive, vers trois heures de l'après-midi (Mc 15,33-39; PC90). 70. Les souffrances et la mort de Jésus nous offrent des leçons précieuses sur la malice du péché, la haine que Dieu en a et sur la nécessité de réparer pour nos péchés (312; PC85). 71. Après sa mort, l'âme de Jésus-Christ, séparée de son corps, descendit aux enfers, c'est-à-dire au séjour des morts (les limbes), le Shéol ou l'Hadès, là où étaient détenues les âmes des justes morts avant Lui (1 Cor 15-20; 632; PC97). 72. Jésus-Christ est descendu au séjour des morts pour libérer les justes qui l'avaient précédé (633-635; PC98). 73. Pendant que son âme était au séjour des morts, le corps de Jésus est demeuré au tombeau (PC99). 74. Le troisième jour après sa mort, Jésus ressuscita glorieux et immortel par sa propre puissance, comme Il l'avait annoncé (Jn 10, 17-18; 1Co 15, 3-4; Ac 13, 32-33; 647.649; PC100-101). 75. Après sa résurrection, Jésus est apparu à ses disciples pendant quarante jours, pour leur montrer qu'Il était vraiment ressuscité et pour continuer de les instruire au sujet du Royaume (659-670; PC102). 
 
76. Au quarantième jour après sa résurrection, Jésus fit son ascension quand, en présence de nombreux disciples, Il monta au ciel. Là, Il est désormais assis à la droite de Dieu le Père (Mc 16,19; 659, 663; PC103-104). 77. Être "assis à la droite de Dieu le Père" signifie que Jésus-Christ est égal à Dieu son Père en toutes choses et qu'en étant toujours homme, Il occupe désormais la première place auprès de Lui (Dn 7,14; 664; PC105). 
 
Le SAINT-ESPRIT et le JOUR de la PENTECÔTE 
 
78. Le Saint-Esprit est la troisième Personne divine qui procède du Père et du Fils, "Avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire" (Mt 28,19; Jn 15,26; 24.245-246, 248.685; PC106.107). 79. Le dixième jour après l'Ascension de Jésus, au jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit descendit sous forme de langues de feu sur Marie et les disciples qui étaient réunis en prière dans le Cénacle (Ac 2,1-36; 696.731.2623; PC109). 80. Le Saint-Esprit éclaira et fortifia les disciples, les mettant en état de prêcher l'Évangile et de sanctifier l'Église (Rm 8,26; Jn 14,26; 243.739.749; PC112). 
 
81. Le Saint-Esprit est toujours présent dans l'Église, pour la sanctifier et la guider vers la vérité tout entière (Jn 14,16; 16,13; 1 Co 6,11; 2 Th 2,13; 243.749.1304-1305; PC113). 
 
Les EFFETS de la RÉDEMPTION (la GRÂCE) 
 
82. La Rédemption accomplie par notre Sauveur a apporté la satisfaction complète envers la justice divine pour nos péchés (2 Co 5,19) et l'acquisition de la grâce pour l'humanité (Rm 3,21-26; PC115). 
 
83. La grâce est une faveur, un secours gratuit que Dieu nous accorde et qui fait de nous ses enfants adoptifs, participants de la nature divine et de la vie éternelle (Jn 1,12-18; 17,3; Rm 8,14-17; 2 P 1,3-4; 1996.2003; PC116). 
 
84. Il y a deux sortes de grâces; la grâce sanctifiante (habituelle) et la grâce actuelle (2000.2024; PC117). 85. La grâce sanctifiante est un don, une disposition stable et surnaturelle qui perfectionne l'âme, la rendant capable de vivre avec Dieu, d'agir par son amour. Elle habite notre âme, la rendant sainte et agréable à Dieu (1266.1999; PC118). 86. Nous pouvons perdre la grâce sanctifiante si nous commettons un seul péché mortel (Rm 6,23; 1 Co 6,9ss; Jc 1,15; 1 Jn 3,8; 1861; PC119). 
 
87. La grâce actuelle désigne l'intervention divine à un moment spécifique dans la sanctification d'une âme comme par exemple, celle de la conversion. Elle est un secours passager que Dieu nous donne pour éclairer notre intelligence et fortifier notre volonté dans le choix du mal à éviter ou du bien à accomplir (2000; PC125.160). 
 
88. La grâce est nécessaire pour se sauver car, sans elle, nous ne pouvons rien faire pour arriver au ciel (Ph 2,13ss; PC126). 89. Nous pouvons refuser la grâce de Dieu et, malheureusement, plusieurs la refusent trop souvent (Mt 12,32; Jn 3,18; 1 Co 3,12-15; He 6,4-6; 679; PC127). 
 
90. La grâce de la persévérance finale est un don spécial de Dieu qui nous garde ou nous met en état de grâce au moment de la mort (2016; PC128). 
 
L'ÉGLISE, le CORPS MYSTIQUE de JÉSUS-CHRIST 
 
91. Les moyens de participer aux bienfaits de la Rédemption se trouvent dans l'Église, Corps mystique de Jésus qui nous offre les sacrements (775.777.824; PC129). 
 
92. L'Église catholique est la famille de tous ceux qui professent leur foi en Jésus-Christ, qui fréquentent les mêmes sacrements et qui suivent les directives des évêques, successeurs des apôtres en communion de foi et de morale avec le successeur de Pierre, le Pape, vicaire de Jésus-Christ (779.830.836-838.857; PC130). 
 
93. Le fondateur de l'Église catholique est Jésus-Christ (Col 1,18; 792; PC131). 
 
94. Le représentant de Jésus-Christ et l'autorité suprême de son Église est le Pape, successeur de l'Apôtre Pierre (le premier Pape) (Mt 16,18-19; Jn 21,15-17; 881-882; PC132). 95. Le Pape, l'évêque de Rome, devient l'autorité suprême de l'Église catholique, parce qu'il est le successeur légitime de saint Pierre que Jésus-Christ a établi chef des apôtres et de l'Église (LG 23; 882; PC133).  
 
96. Les successeurs légitimes des autres apôtres sont les évêques en communion de foi avec le Pape (LG 19   22; 880; PC134). 97. Jésus-Christ a érigé une seule Église avec les apôtres et leurs successeurs (évêques) pour la guider (813; PC135). 
 
98. Jésus-Christ a érigé son Église pour enseigner, gouverner, sanctifier et sauver toute l'humanité (Mt 28,18-20; 1558; PC136). 
 
99. Un résumé de tout l'enseignement de l'Église se trouve dans le Symbole des Apôtres (194). 100. Nous ne pourrons pas être sauvés si nous refusons d'appartenir à l"Église catholique fondée par Jésus-Christ, en sachant qu'elle est la vraie, son Corps Mystique (LG 14; 846; PC137). 
 
101. L'Église a trois attributs ou qualités soit: l'autorité, l'infaillibilité et l'indéfectibilité (PC138). 
 
102. L'autorité de l'Église réside dans sa mission, le droit et le pouvoir que Jésus-Christ a confiés au Pape, aux évêques, ainsi qu'aux prêtres et aux diacres, de prêcher l'Évangile et de gouverner les fidèles (Mt 16, 15.19; 18,18; Lc 10,16; Jn 21,15-17; Gal 1,9; 553; PC139). 
 
103. L'infaillibilité de l'Église est ce privilège qui lui est accordé par Jésus-Christ de ne pas faire d'erreurs dans son enseignement en matière de foi ou de morale (889-891; PC140). 104. L'enseignement infaillible de l'Église en matière de foi ou de morale nous est communiqué par le Pape qui (seul ou avec les évêques) la définit et la proclame par un acte définitif (891.2035.2051; PC141). 
 
105. L'indéfectibilité de l'Église signifie que sa durée sur terre ne s'achèvera qu'à la fin du monde (LG 48; 1042; PC142). 106. Ces trois attributs ou qualités de l'Église se retrouvent en la personne du Pape, Pasteur de toute l'Église (882; PC143). 
 
107. L'Église catholique se distingue des autres religions du fait qu'elle est une, sainte, catholique et apostolique (LG 8; 811; "notes, marques ou attributs" PC144). 
 
108. L'Église est une à cause de son Fondateur qui, par sa croix, a réconcilié tous les hommes avec leur Créateur, formant désormais un seul Peuple (GS 78; 813-822; PC145). 
 
109. L'Église est sainte à cause de Jésus-Christ qui, par Elle, veut nous sanctifier par son enseignement et ses sacrements. (823-829; PC146). 
 
110. L'Église est dite universelle ou catholique car elle existera jusqu'à la fin du monde pour enseigner à toutes les nations toutes les vérités nécessaires au salut (Mt 28,16-20; Ac 1,8; 1 Co 9,1; 830.857; PC147). 
 
111. L'Église est dite apostolique parce que Jésus-Christ l'a fondée sur les apôtres qui, avec leurs successeurs légitimes, la gouvernent par leurs enseignements (857-865; PC148). 112. Ces attributs ou marques de l'Église catholique (autorité, infaillibilité et indéfectibilité) ne se trouvent pas ailleurs (812; PC149). 
 
Les FINS DERNIÈRES ou ULTIMES 
 
113. Jésus-Christ va nous juger tout de suite après notre mort (jugement particulier) et ensuite à la fin du monde (jugement général) (Lc 23,43; LG 49; CEC954; PC483-485). 114. Lors du jugement particulier, Jésus rendra à chacun(e) selon ses oeuvres et sa foi. Nous irons peut-être temporairement au purgatoire avant de jouir de la vie béatifique pour toujours ou bien en enfer, lieu de la damnation éternelle (2 Mac 12,45-46; 2 Co 5,1-10; 1035.1037; PC487-488). 115. Le jugement général se fera à la fin du monde (Mt 16,27 ; He 9,28; PC491). 
 
116. Le ciel ou le paradis est un lieu du bonheur sans fin, là où nous verrons Dieu tel qu'Il est, face à face (1 Jn 3,2; 1Co 13,12; 1023-1029; PC495). 117. Le ciel est pour tous les justes qui n'auront point offensé Dieu par le péché ou qui, après l'avoir offensé, en auront fait pénitence (1026; PC496). 
 
118. Le purgatoire est un "lieu de supplice" ou un "état de purification" avant d'aller au ciel pour qui est mort en état de péché véniel ou qui n'a pas expié suffisamment les peines temporelles dues à ses péchés (1030-1031.1472; PC489). 
 
119. Nous pouvons venir en aide aux âmes du purgatoire par nos prières, nos sacrifices, nos aumônes, par l'application des indulgences, par le sacrifice de la messe et par nos communions (2 Mac 12,46; LG 50; 856; PC490). 
 
120. L'enfer est un lieu de supplices épouvantables où les personnes qui meurent en état de péché mortel sont séparées de Dieu pour toujours (Mt 25,31-46; 1033-36; PC488). 
 
121. A la résurrection,  nos corps participeront eux aussi à la récompense ou à la punition éternelle avec notre âme (Mt 10,28; Rm 8,23; Ph 3,20-21; PC492). 
 
122. Pour gagner notre ciel, nous devrions toujours nous rappeler ces paroles de Jésus: "Quel avantage aura l'homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Ou bien: que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie ? C'est, qu'en effet, le Fils de l'homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite" (Mt 16,26-27; PC497).