III - INTRODUCTION aux DIX COMMANDEMENTS de DIEU 
 
 
260. Pour être sauvé, il ne suffit pas de se dire "catholique" car nous devons tous nous efforcer de vivre selon la volonté de Dieu exprimée par ses commandements et l'enseignement de son Église (2072.2083; PC357). 
 
261. Les deux commandements donnés par Jésus et qui résument les dix commandements de Dieu sont: 
1. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit; 
2. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, pour l'amour de Dieu (Mt 22,37; 2083; PC358). 
 
262. Notre prochain est toute personne, en commençant par celles de notre famille, jusqu'à nos ennemis (Lc 10,25-37; PC124). 263. Dieu a donné ses dix commandements par Moïse, au mont Sinaï; ils furent réitérés par Jésus lui-même (2054; PC361). 
 
1. UN SEUL DIEU TU ADORERAS et AIMERAS PARFAITEMENT. 
 
264. Nous adorons Dieu par la foi, l'espérance et la charité (2086.2095; PC 364). 265. La foi, l'espérance et la charité sont appelées des vertus théologales, parce qu'elles ont Dieu comme référence directe et qu'elles rendent nos facultés capables de vivre dans une relation intime avec la Sainte Trinité (1812-1813; PC120). 
 
266. L'action spécifique de la vertu de foi est de nous aider à croire fermement toutes les vérités que Dieu nous a révélées et qu'Il continue de nous donner par l'enseignement de son Église (1814-1816; PC121).  
 
267. L'action spécifique de la vertu d'espérance est de nous aider à placer toute notre confiance en Dieu et de nous attirer les grâces pour atteindre la vie éternelle (1817; PC122). 
 
268. L'action spécifique de la vertu de charité est de nous aider à aimer Dieu par-dessus toutes choses et, comme Jésus nous l'enseigne, à aimer aussi notre prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu (1822; PC123). 
 
269. Les violations du premier commandement de Dieu sont: 
1. l'idolâtrie: rendre à un être créé l'hommage que nous devons à Dieu seul (2112); 
2. la superstition: rendre à Dieu un faux culte (2111); 
3. la divination et la magie: attribuer à un être créé une perfection que seul Dieu possède (2116; PC365). 
 
270. Il n'est pas bien de jouer au « Ouija board » ou de pratiquer la magie, etc., car ces activités sont contraires à la volonté de Dieu et, en outre, parce qu'elles sont souvent accompagnées du désir de nuire aux autres par l'entremise du démon (2117; PC366). 271. En péchant contre la foi, l'espérance et la charité, nous manquons au premier commandement (PC367). 
 
272. Les péchés contre la foi sont: 
1. douter volontairement de quelque vérité révélée (2088); 
2. refuser de croire une ou des vérités de Dieu enseignées par son Église (2082); 
3. avoir honte de nous montrer chrétiens ou renoncer à notre foi (2087); 
4. faire fi des Saintes Écritures que l'Église nous invite à lire, à connaître et à approfondir (133; PC368). 
 
273. Les personnes qui refusent de croire en Dieu par l'enseignement de son Église sont des hérétiques ou des schismatiques (2089; PC369). 274. Renier ouvertement notre foi catholique est une faute grave, car le Seigneur a dit: "Quiconque m'aura renié devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux" (Mt 10,33; PC370).  
 
275. Nous devons professer ouvertement notre foi aussi souvent que les occasions se présentent pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. "Quiconque" dit Jésus, "se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père, qui est dans les cieux" (Mt 10,32; PC371). 
 
276. Les péchés contre l'espérance sont la présomption et le désespoir (2091-2092; PC372). 277. La présomption, c'est la prétention de faire son salut sans l'aide de Dieu ou bien d'obtenir son pardon sans effort de conversion (2092; PC373). 278. Le désespoir, c'est le manque d'espérance en la miséricorde de Dieu quand il s'agit du salut qui nous est promis (PC374). 
 
279. Tous les péchés sont nuisibles à l'amour de Dieu, mais surtout le péché mortel qui l'élimine complètement de notre coeur (2094; PC375). 280. Le culte des saints ne va pas à l'encontre du premier commandement, car en honorant les saints, qui sont les amis de Dieu, nous portons honneur à Dieu qui les a sanctifiés (2683; PC376). 281. Nous pouvons invoquer les saints en demandant leur intercession fraternelle (956; PC377). 282. Nous pouvons être certains que les saints, intercèdent pour nous auprès de Dieu, car l'histoire de l'Église témoigne des innombrables miracles obtenus par leur intercession (956-957.962; PC378.379). 
 
283. Par le lien de charité, nous sommes encore unis avec nos frères et soeurs arrivés au purgatoire ou au paradis ainsi qu'avec tous les catholiques sur la terre; c'est la communion des saints (959; PC380). 
 
284. Cette charité qui forme la communion des saints agit de deux façons: 1. par les membres de l'Église militante sur la terre qui s'entraident mutuellement par leurs prières et leurs bonnes oeuvres et qui sont soutenus par l'intercession de l'Église triomphante des bienheureux du ciel; 2. les membres de l'Église souffrante, au purgatoire, sont soulagés par l'intercession des saints du ciel et des fidèles sur la terre (957; PC381-382). 
 
285. La relique d'un(e) saint(e) est ce qui reste de son corps ou c'est une chose qu'il(elle) a touchée (PC383). 
 
286. Le premier commandement ne nous empêche pas de faire des images des saints(tes), car cela nous porte à vénérer les personnes qu'elles représentent. Le premier commandement nous empêche de les faire si, au contraire, elles nous portent à l'adoration qui est due à Dieu seul (2132.2141). 
 
287. Il est bien de prier devant un crucifix, des images et des reliques de saints(tes), car la vue de ces objets nous rappelle la vie de ces modèles vertueux et courageux à imiter (2132). 
 
2. DIEU EN VAIN TU NE JURERAS, NI AUTRE CHOSE PAREILLEMENT. 
 
288. Le deuxième commandement nous oblige à parler avec respect de Dieu et de toute personne et de toute chose sacrée, à observer nos serments et nos voeux privés ou publics (2143). 289. Faire serment ou jurer, c'est prendre Dieu à témoin de ce que nous disons (2150). 290. Nous pouvons faire serment dans des moments très importants, comme devant le tribunal (2154). 
 
291. "Jurer en vain" c'est: 
1. faire un serment sans raison;  
2. affirmer quelque chose de faux par serment (parjure); 
3. promettre de faire quelque chose de défendu par serment; 
4. un péché grave (ou mortel) qui offense Dieu, car nous le rendons complice de notre mensonge (2152.2163; PC393-394). 
 
292. Un voeu privé ou public est une promesse délibérée et libre, faite à Dieu (2102; PC396). 293. C'est un péché si l'on n'accomplit pas son voeu. C'est un péché mortel ou véniel, selon la nature du voeu et de l'intention qu'on a eue en l'accomplissant (PC397). 294. C'est une bonne chose de prononcer des voeux puisqu'ils portent honneur à Dieu; il est toutefois prudent d'y réfléchir beaucoup et de prendre l'avis d'un bon conseiller (prêtre, religieux(se) ou laïc) (PC398). 
 
295. Nous pouvons manquer de respect envers le Nom de Dieu par les blasphèmes et les malédictions (2162-2164; PC399). 296. Le blasphème est un péché grave (ou mortel) qui consiste à dire des paroles de haine surtout contre Dieu, mais aussi contre les saints et les saintes (2148; PC400.401). 
 
3. LES DIMANCHES TU GARDERAS, EN SERVANT DIEU DÉVOTEMENT. 
 
297. Sanctifier le dimanche, Jour du Seigneur, c'est avant tout prier et servir Dieu (2175-2176; PC403). 298. Le dimanche n'est pas la même chose que le jour du sabbat. Pour les juifs, ce jour était le septième jour de la semaine (le samedi), tandis que le jour à sanctifier, pour les chrétiens, est le premier jour de la semaine (le dimanche), jour de la Résurrection et de la Pentecôte (2174.2175; PC404-405). 
 
299. Nous devons prier et servir Dieu le dimanche en participant à la messe et en nous abstenant des oeuvres serviles (2185; PC405.406). 300. C'est toujours un péché grave (ou mortel) si on ne va pas à la messe le dimanche (ou la veille au soir) quand on le peut (2181; PC407). 301. Généralement, une oeuvre servile est un travail physique (2193; PC408). 302. Les travaux qui peuvent être permis le dimanche, pour la gloire de Dieu, sont toutes les oeuvres de charité envers le prochain, ceux que la nécessité exige, (comme le fermier qui n'a pas eu d'autre jour disponible pour la récolte à cause du mauvais temps, de l'infirmier(e) ou médecin à l'hôpital, du personnel au dépanneur et tant d'autres dont le devoir d'état ou emploi exige leur disponibilité les jours du dimanche et du samedi) (2185; PC409). 
 
4. PÈRE ET MÈRE TU HONORERAS, AFIN DE VIVRE LONGUEMENT.  
 
303. Honorer ses parents, c'est les aimer, les respecter, les assister dans leurs besoins et leur obéir en tout, sauf le péché (2215.2217; PC411). 304. Nous devons aimer nos parents parce que nous leur devons la vie, parce qu'ils nous ont prodigué nos premiers soins, et, souvent à cause de tant d'autres générosités que nous connaissons ou que parfois nous ignorons complètement (PC412). 305. Nous devons porter respect envers nos parents, qui sont des représentants de Dieu, par notre obéissance, par toutes sortes de services, et en supportant patiemment leurs défauts. (2197.2215.2217; PC413-414). 306. Les secours que nous devons rendre à nos parents sont non seulement les secours spirituels que nous leur rendons en priant avec et pour eux, mais aussi tous les services temporels que nous leur rendons pendant notre séjour au foyer familial, dans leurs maladies, leurs détresses et dans leur vieillesse (2218; PC416-417). 307. Ces paroles: "afin de vivre longuement," à la fin du quatrième commandement veulent dire que Dieu récompense même en ce monde les enfants qui honorent leurs parents (Si 3, 2-6; 3,12.16; 2218; PC418). 
 
308. Nous devons obéir non seulement à nos parents, mais aussi à tous ceux qui ont autorité sur nous, incluant nos évêques, nos pasteurs, nos maîtres, nos gouvernants et tout autre supérieur légitime, comme notre employeur, etc. (2199; PC420). 309. Les parents ont le rôle (droit et devoir) de pourvoir à tous les besoins de leurs enfants et à leur éducation chrétienne (2221; PC421). 310. Le rôle des supérieurs vis-à-vis de leurs subordonnés est de les traiter avec charité et de ne rien leur commander qui soit contraire à leur dignité humaine et aux lois naturelles et divines (2235; PC422). 311. Le rôle des subordonnés vis-à-vis de leurs supérieurs est celui de les respecter et de leur obéir (2238; PC423). 
 
5. HOMICIDE POINT NE SERAS, DE FAIT, NI VOLONTAIREMENT.  
 
312. Le cinquième commandement nous oblige au respect de la vie du prochain et de la nôtre (puisque nous sommes tous créés par Dieu) pour sauvegarder la paix (2258.2304.2258; PC426). 
 
313. Nous pouvons manquer au cinquième commandement si nous cherchons: 
1. à nous enlever la vie ou à tuer quelqu'un (l'avortement 2271; l'euthanasie 2277.2320.2325);  
2. à blesser quelqu'un, à le haïr, à ruiner sa réputation, à nous venger de sa personne (2302);  
3. à scandaliser quelqu'un (2326; PC427). 314. Quand nous scandalisons quelqu'un, cela veut dire que, par notre mauvaise attitude ou comportement, nous l'incitons à faire le mal (2284; PC428). 315. S'il nous arrive de faire du tort à notre prochain, par le scandale, la médisance ou la calomnie, les injures et les blessures physiques, nous devons demander excuse, pardon et offrir une réparation satisfaisante (2487; PC429). 
 
6. IMPUDIQUE POINT NE SERAS, DE CORPS NI DE CONSENTEMENT.  
 
316. On pratique la chasteté exigée par le sixième commandement en étant purs dans nos pensées, nos regards, nos paroles et nos actions (2394; PC431). 317. La chasteté est une vertu liée à la vertu morale de la tempérance, qui vise à soumettre les passions et les affections humaines à la raison (2341).  
 
318. Nous pouvons manquer au sixième commandement par : 1. une familiarité déplacée avec un membre du sexe opposé ou du même sexe, la masturbation, des regards, des désirs, des paroles ou des actions (contraception, fornication, sodomie, adultère); 2. l'indécence ou le manque de pudeur dans l'habillement; 3. tout ce qui porte à l'impureté, comme les tableaux, certains spectacles, les danses, les revues et les livres immoraux (2336.2340; PC432). 
 
7. LE BIEN D'AUTRUI TU NE PRENDRAS NI RETIENDRAS SCIEMMENT.  
 
319. Le septième commandement nous oblige à donner à chacun ce qui lui est dû et à respecter sa propriété et ses biens (2401; PC434). 320. Nous pouvons manquer au septième commandement si nous dérobons ou retenons injustement le bien de quelqu'un, ou si nous le trichons dans ce qui lui est dû (2453; PC435). 321. Si nous avons un objet qui ne nous appartient pas, nous devons le restituer, et si cela n'est plus possible, donner son équivalent; autrement, nous ne pouvons pas recevoir le pardon de Dieu (2412.2454; PC437-438). 322. Nous retenons injustement les choses qui sont aux autres quand nous ne payons pas nos dettes si nous le pouvons; quand nous retenons inutilement une chose confiée ou prêtée ou même trouvée, sans que nous fassions des efforts pour savoir à qui elle appartient. (PC439). 
 
La DOCTRINE SOCIALE de l'ÉGLISE  
 
323. La doctrine sociale de l'Église est un enseignement inspiré et fondé sur la Parole de Jésus-Christ (2419; PC509). 324. Nous pouvons puiser cette doctrine sociale de l'Église dans les Encycliques et les discours des papes, principalement depuis Léon XIII, et puis dans plusieurs documents d'Évêques en communion de foi avec le Pape (2421; PC510). 325. L'Église nous enseigne par sa doctrine sociale le respect des droits fondamentaux de la personne humaine (2198; PC511). 326. L'Église propose la paix dans sa doctrine sociale en invitant les humains à la réconciliation entre eux et avec Dieu qui seul peut les aider à vivre en solidarité (344; PC512-513). 327. Les caractéristiques du principe de solidarité se trouvent dans le partage des biens matériels, mais plus encore dans le partage des biens spirituels (340.344.1939-1942; PC514). 328. L'Église a une "doctrine économique" qui s'exprime par le principe du bien commun qui invite toute personne à travailler pour une distribution équitable des richesses de la terre (1947). 
 
329. Ce principe du bien commun est l'ensemble des conditions sociales qui permettent aux groupes et à chacun de leurs membres d'arriver à leur perfection, d'une façon plus complète et plus facile (Cf. GS 26,1   74,1; 1906.1912). 
 
330. Les trois éléments fondamentaux du bien commun sont: 
1. De respecter et de promouvoir les droits fondamentaux de chacun(e) (1907.2237). 
2. De promouvoir la croissance des biens temporels et spirituels de la société (1908.2439). 
3. D'établir et de maintenir la paix, la sécurité des groupes et de leurs membres (1909.1925). 
 
331. Le devoir de promouvoir et de défendre le bien commun revient à l'État qui s'engage autant vis-à-vis de la société civile que des citoyens et de tout autre corps intermédiaire (1910.2237). 332. L'Église propose l'amour et non la violence pour mettre fin aux injustices sociales (2317.2327; PC516). 
 
333. L'Église dénonce certains abus du capitalisme dont la surconsommation et la recherche effrénée du profit qui porte souvent à mépriser les besoins fondamentaux de l'humanité. L'Église rappelle que le développement intégrale de la personne et de la société ne consiste pas seulement en des questions économiques (CA35; 2424; PC517).  
 
334. C'est en raison du principe de subsidiarité que l'Église rejette le socialisme-communisme qui transfère à l'État pratiquement toute initiative économique au détriment de la liberté des personnes (2425; PC518). 
 
335. Le principe de subsidiarité signifie la non-interférence et même, si nécessaire, le soutien de l'État ou des sociétés supérieures (école, entreprise, syndicat, ville etc.) vis-à-vis des initiatives et des responsabilités des sociétés intermédiaires et des personnes, (écoles, entreprises, syndicats, villes etc.). (1883.1894). 336. Le rôle du catholique face aux problèmes sociaux-temporels, en vertu du principe de la solidarité chrétienne, l'oblige d'assumer sa part active en vue du bien commun et à remédier spécialement aux différentes formes de pauvreté (matérielle et spirituelle) (340.2442.2444; PC519). 
 
8. FAUX TÉMOIGNAGE NE DIRAS, NI MENTIRAS AUCUNEMENT.  
 
337. Les fautes contre le huitième commandement sont: le faux témoignage, le jugement téméraire, la médisance, la calomnie et le mensonge qui blessent gravement l'honneur et la réputation du prochain (2464.2476-2477; PC442). 
 
338. Un faux témoignage est un propos contraire à la vérité, déposé aux tribunaux (2476; PC443). 339. Un jugement téméraire, c'est l'admission d'un défaut chez le prochain sans fondements suffisants (2477; PC444). 340. La médisance, c'est la divulgation sans nécessité des défauts ou des péchés réels du prochain (2477; PC445). 341. Nous devons faire réparation pour la médisance en cherchant à faire valoir les qualités du prochain et en excusant ses défauts ou ses péchés (2478; PC446). 342. Quand nous calomnions quelqu'un, cela veut dire que nous l'accusons de quelque défaut ou péché qu'il n'a jamais commis. (2477; PC447). 343. Pour réparer le mal fait au prochain par la calomnie, nous devons désavouer (privément ou publiquement selon les possibilités) tout ce que nous avons dit contre le prochain (2487; PC448). 
 
9. L'OEUVRE DE CHAIR NE DÉSIRERAS, QU'EN MARIAGE SEULEMENT. 
 
344. Le neuvième commandement nous prescrit de nous garder chastes dans nos désirs et nos pensées (2514; PC450). 345. Les offenses contre le neuvième commandement sont commises par les désirs et les pensées contraires à la vertu de pureté (2520; PC451). 346. Les pensées et les désirs impurs sont des péchés mortels si nous y donnons notre consentement "Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà dans son coeur commis l'adultère avec elle" (Mt 5,28; PC452). 347. Les moyens à employer pour ne point commettre ces péchés sont : la fuite des occasions, la prière, la réception des sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie et la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie (PC453). 
 
10. BIENS D'AUTRUI NE DÉSIRERAS, POUR LES AVOIR INJUSTEMENT.  
 
348. Le dixième commandement interdit le désir de prendre ou de retenir injustement le bien de quelqu'un (2534; PC455). 
 
349. Les CINQ PRÉCEPTES de L'ÉGLISE 
1. Les dimanches, messe entendras, et les fêtes pareillement. 
2. Tout fidèle confessera ses péchés, au moins une fois l'an. 
3. Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques humblement. 
4. Le jeûne prescrit garderas tu et l'abstinence également. 
5. Chaque fidèle subvient aux besoins matériels de l'Église. 
 
350. Nous sommes tenus à observer les préceptes de l'Église par la volonté de Jésus même qui lui donna ce droit de faire des lois: "Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux: ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre, sera délié aux cieux" (Mt 16,19; PC457). 
 
1. LES DIMANCHES, MESSES ENTENDRAS, ET LES FÊTES PAREILLEMENT. 
 
351. L'Église a institué les jours de fête pour nous montrer les grands mystères de notre religion ainsi que les vertus de nos glorieux saints. (1166-1167.1389.2042.2174-2195; PC459).  
 
352. Les fêtes d'obligation se sanctifient de la même façon que les dimanches, en participant à la messe et en nous abstenant des oeuvres non essentielles (PC460). 353. Le premier commandement de l'Église nous ordonne (dès 7 ans révolus) de participer à la messe les dimanches et les fêtes d'obligation [au Canada; Marie Mère de Dieu, le 1er janvier et Noël, le 25 décembre] (Can. 1246; CECC décret 534 du 14/05/1985; 2042-2043.2177). 354. C'est un péché mortel quand nous ne participons pas à la messe les dimanches ou lors d'une fête d'obligation, à moins d'avoir une raison importante (2185). 
 
2. TOUT FIDÈLE CONFESSERA SES PÉCHÉS, AU MOINS UNE FOIS L'AN.  
 
355. Le deuxième précepte: "Tout fidèle confessera ses péchés au moins une fois l'an" indique que nous devons confesser nos péchés mortels au moins une fois l'an (2042). 356. L'Église préconise toujours la confession individuelle et intégrale de nos péchés mortels, suivie de l'absolution par le prêtre. C'est le moyen ordinaire pour la réconciliation avec Dieu et avec Son Église (1497). 357. Si nous nous confessons seulement une fois par année, nous nous privons des grâces du sacrement, nous courons le risque de nous endurcir dans nos penchants mauvais et de mourir en état de péché mortel. 358. Les enfants doivent se confesser vers l'âge de sept ans (âge de discrétion) ou quand ils savent qu'ils ont offensé Dieu sérieusement. 
 
3. TON CRÉATEUR TU RECEVRAS, AU MOINS À PÂQUES HUMBLEMENT. 
 
359. Par le troisième précepte: "Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques humblement" l'Église nous oblige à communier (dès l'âge de discrétion) au moins une fois l'an, au temps de Pâques (2042). 360. L'âge de discrétion pour l'enfant vis-à-vis la communion est lié à sa maturité et à sa formation religieuse. 361. C'est un péché mortel de ne pas faire sa communion au temps pascal, car c'est une désobéissance à un précepte de l'Église, un mépris du plus grand don de Dieu et une occasion de scandale. 362. La durée du temps pascal, strictement parlant, débute à la Veillée Pascale et se clôt à la Pentecôte. 
 
4. LE JEÛNE PRESCRIT TU GARDERAS ET L'ABSTINENCE ÉGALEMENT. 
 
363. Le quatrième précepte de l'Église nous impose l'obligation de jeûner le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint (2043). 364. Le jeûne que l'Église nous demande en ces jours particuliers est celui de se limiter à ne prendre qu'un seul repas principal et deux autres collations légères. 365. L'abstinence se fait en s'abstenant de manger de la viande. Ceci peut être remplacé par des oeuvres de charité ou des exercices de pénitence (décret 535-14 mai 1985-CECC). Les jours prescrits sont les vendredis et le Mercredi des Cendres. 366. Nous devons jeûner et faire l'abstinence pour freiner nos passions, expier nos péchés et nous préparer aux fêtes liturgiques. 367. Nous devons commencer à jeûner à l'âge de 18 ans jusqu'à nos 59 ans accomplis (Can. 1252). 368. Nous pouvons être exemptés du jeûne en raison d'une maladie, d'un travail pénible. Dans le doute, demandons l'avis d'un prêtre. 
 
5. CHAQUE FIDÈLE SUBVIENT AUX BESOINS MATÉRIELS DE L'ÉGLISE. 
 
369. Nous devons subvenir aux besoins de l'Église (les frais du culte, l'entretien des pasteurs etc.) selon nos moyens (2043).